Allemagne : 7 jours de Freiburg à Hambourg

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6 avril : 10h

Objectif : Heidelberg

Nous commençons la journée, comme d’habitude, à la recherche d’un bon spot pour
faire du stop.

N’ayant pu consulter le site hitchwiki.org, on a tenté au flair en regardant la
carte. Et oui, à l’ancienne, mais avec une carte sur smartphone s’il vous plaît
! 😛

Après plus d’1h de marche, c’est un vrai désastre ! Aucun endroit propice au
stop.

C’est alors qu’Anna-Luise, notre hôte à Heidelberg, nous appelle pour savoir
vers quelle heure nous comptons arriver. Nous lui expliquons notre difficulté à
quitter la ville de Freiburg et elle nous vient en aide en nous conseillant un
super spot en centre ville, à environ 3km de notre position.

C’est donc reparti pour 45′ de marche ! 🙁

Une fois arrivés, la galère continue. Personne ne s’arrête et nous patientons
1h15 avant qu’un « jeune allemand » (nous ne connaissons pas son nom), ait pitié
de nous.

Quand nous voyons le bazar dans sa voiture, on se demande bien où on va pouvoir
mettre nos sacs et nos fesses. La banquette arrière est rabbatue pour stocker
un vélo et quelques autres affaires.

Malgré tout, on ne sait comment, ce « jeune allemand » a réussi à nous faire un
peu de place.

C’est parti ! Guigui devant et Jenni derrière avec un gros sac à moitié sur les
genoux.

Nous roulons comme ça pendant 40km, jusqu’à une station service à Mahlberg.

Une station service, chouette ! En général, le stop fonctionne assez bien en
ces lieux.

Seulement là, l’aire de repos est mal fichue : la station service est séparée
en deux de chaque côté de la boutique et un peu plus loin, il y a un restaurant.

Où aller ? Nous décidons donc de prospecter chacun une zone : Jenni à la pompe
à essence et Guigui devant le resto.

Assez peu de passage…mais la prospection porte quand même ses fruits au bout
de 30′, après une négociation ardue avec Bruno, conducteur italien.

Au début, il ne semble pas trop partant pour nous prendre et ses excuses sont
approximatives. Mais après un travail au corps acharné et quelques
« pleeeaaase », il finit par nous amener directement à Heidelberg et essaye même
de trouver la bonne rue avec nous.

Un bon moment passé dans un coupé Fiat d’une vingtaine d’années, pendant 145km.

[bruno]

Nous voilà enfin arrivés chez Anna-Luise chez qui nous avons prévu de passer 2
nuits. Elle a l’air cool, tant mieux !

C’est autour d’un café/chocolat chaud et dans une ambiance reggae music que
nous faisons connaissance avec notre hôte.

Puis, nous partons ensemble faire quelques courses pour le repas.

Au menu de ce soir : des maultaschen, une sorte de gros raviolis à la viande,
cuisinés à la poêle avec différents légumes (oignons, poireaux, tomates). En
tout cas c’est comme ça que nous les dégustons ce soir, accompagnés d’une
salade composée.

Un vrai régal !

[heidelberg 00]

Anna-Luise, la future globe-trotteuse, est vraiment sympa. En plus, elle parle
anglais lentement, ce qui rend nos conversations plus facile, plus interactives
et donc plus intéressantes.

Pendant la discussion, nous évoquons la Mongolie, une de nos prochaines
destinations, ce qui amène Anna-Luise à nous parler du film The Horse Boy
(l’histoire d’une famille qui part en Mongolie à la rencontre des shamans dans
le but de guérir ou tout du moins d’atténuer l’autisme de leur fils).

[The+Horse+Boy]

Et comme elle a le DVD, nous décidons de regarder tous les 3 ce film très
touchant, après le repas, en fumant la chicha.

Dès le début du film, Jenni verse sa larmichette…heureusement qu’Anna-Luise
nous avait prévenu que le film était émouvant !

C’est sur ces belles images que nous allons ensuite nous coucher.

Le lendemain matin, c’est un énorme petit déjeuner à l’allemande que nous
prépare Anna-Luise : pain noir, pain blanc, nutella, miel, muesli, saumon fumé,
fromage, oeufs à la coque, tomates, thé, jus de fruits…

Cette abondance de nourriture ajoutée à une discussion sans fin font que le
petit déjeuner dure plus de 2h.

Elle nous sert ensuite de guide pour visiter la très jolie ville d’Heidelberg.

[heidelberg 01]

[heidelberg 02]

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[heidelberg 07]

Elle part à la capoeira et nous continuons la visite en amoureux avec une
petite randonnée et la montée de 1258 marches !

[heidelberg 06]

Après l’effort, le réconfort. Nous dînons au Kilimanjaro, restaurant africain
fortement conseillé par notre hôte.

Situé dans la dreikönigstrasse, nous vous le recommandons également. Plats
excellents mais veillez à ne pas prendre l’eau du robinet, ils l’a font payer
plus chére que la bière : 4€ le litre, on ne s’en remet toujours pas !

[kilimanjaro]

Après un si copieux repas, nous décidons de rentrer à pieds jusque chez
Anna-Luise pour une meilleure digestion (1bonne heure de marche !).

Nous faisons connaissance avec ses collocataires avec qui nous discutons pas
longtemps car ils doivent aller se coucher. Et oui demain c’est lundi et ils
doivent tous reprendre le travail.

Encore une belle rencontre via le couchsurfing. Nous avons passé de très bons
moments en compagnie d’Anna-Luise, à qui nous souhaitons de réaliser très vite
son projet de voyage.

[heidelberg 08]

8 avril : 10h

Objectif : Frankfurt

Comme d’habitude, par souci d’économie, nous partons à pieds jusqu’à l’entrée
de l’autoroute (1h15 de marche) où nous donnons nos meilleurs sourires
d’auto-stoppeurs 🙂

40 minutes se passent et c’est Nely qui nous conduit directement à destination
à bord de sa camionnette de travail.

Nely a 26 ans, il est Camerounais. Chouette ! On peut parler avec lui en
français.

[nely]

90km plus loin nous voilà à Frankfurt, sans hébergement pour la nuit.

Vite ! Un Mcdo ! Il nous faut vérifier les réponses à nos demandes couchsurfing.

Mauvaise nouvelle…pas de réponse positive. Guigui fait donc de nouvelles
demandes pendant que Jenni se demande s’il ne vaut pas mieux continuer la route
en direction de notre prochaine étape.

Seulement il est 15h passé et il nous semble difficile de sortir du centre
ville, en stop, à cette heure-ci.

Mais encore une fois, la chance nous sourit et c’est Martin qui propose de nous
héberger car il a vu notre demande ouverte à tous sur le site de couchsurfing.
Il peut nous recevoir à partir de 8h30 ce soir.

Nous ne faisons pas les difficiles et acceptons sa proposition. Une bonne chose
de faite !

Nous pouvons maintenant quitter le Mcdo et ses odeurs de gras.

C’est donc avec nos gros sacs sur le dos que nous effectuons une petite visite
de Frankfurt et plus précisément le quartier de Sachsenhausen.

Mais dur dur de se balader avec les gros sacs sur le dos. Nous nous posons donc
dans un parc et profitons des quelques rayons de soleil de la journée.

[frankfurt 01]

Puis nous allons nous réchauffer dans un café corse et pour passer le temps,
écrivons un article pour le blog.

Pas facile de mettre à jour notre aventure…

Pour terminer la journée en beauté, nous dinons dans un restaurant typique de
Frankfurt.

[frankfurt 02]

Un resto aux allures de cantine avec au menu :

Pour Guigui : Schlachtplatte – Bauchfleisch, Blut- und Leberwüstchen mit
kartoffelpüree, sauerkraut accompagné d’un vin de pommes

[frankfurt 03]

Pour Jenni : Franfurter Grüne soße mit vier halben Eiern und Salzkartoffeln
accompagné d’un jus de pommes

[frankfurt 04]

Une fois le repas terminé, nous rejoignons notre hôte chez lui, légèrement à
l’extérieur du centre ville, à environ 45′ de marche. Plus on se rapproche de
chez lui et plus il y règne une ambiance différente : grands immeubles de type
HLM, personne dans le quartier hormis deux mecs aux allures de dealer.

Nous marchons d’un pas affirmé, on fait comme si on savait exactement où on
allait.

Arrivés en bas de chez Martin, il ne répond pas à l’interphone. La loose !

Mais il finit par répondre. Ouf !

Nous discutons un peu avec lui mais comme il est déjà tard, nous nous couchons
rapidement.

9 avril : 9h30

Objectif : Bonn

Nous partons assez tôt car 2h de marche nous attendent pour retourner au centre
ville.

Nous avons marché longtemps mais heureusement n’avons attendu que 5′ avant
qu’Ali ne propose de nous avancer jusqu’à Königsforst, dans la banlieue de Köln
(Cologne), soit 170km de route.

Ali ne parle pas un mot d’anglais ni de français. Guigui tente de faire la
conversation en allemand mais c’est vraiment difficile. Nous finissons
toutefois par comprendre qu’Ali est chauffeur de taxi alors Guigui lui demande
si pour nous le trajet est bien gratuit car nous pratiquons le stop.

Il nous répond que c’est payant et là, un malaise s’installe dans la voiture le
temps de quelques secondes. Ressentant ce malaise, il rigole et nous dit qu’il
nous fait une blague. Trop drôle le mec !

L’échange étant difficile en allemand, le trajet se fait avec un fond de radio.

Une fois à la station service de Königsforst, situé à l’est de Cologne donc un
peu trop loin de notre destination, nous mangeons un peu au self-service et
observons la station : il n’y a pas un chat !

Ça s’annonce mal pour la suite du parcours. Nous demandons aux quelques
personnes en train de déjeuner mais aucun d’entre eux ne va au sud.

Nous réétudions la carte, demandons aux employés s’il est possible de quitter
la station à pieds. Oui, c’est possible, alors on ne va pas s’éterniser ici. On
sort de la station par l’arrière, passons devant une gare mais continuons vers
une route nationale, à la sortie de la ville Rösrath, car nous tenons à faire
du stop.

Nous attendons 10′ à un arrêt de bus, et c’est Morritz, un jeune d’une
vingtaine d’années, qui nous prend et nous dépose 15km plus loin à une station
service au sud de Cologne et au départ d’une route menant à Bonn.

Il nous assure que c’est une bonne station service pour faire du stop car
beaucoup de gens s’y arrêtent.

Effectivement, des gens, on en voit passer mais aucun n’accepte de nous prendre
en voiture.

Ils font tous la gueule, nous avons l’impression que c’est assez courant en
Allemagne, du moins dans les stations service. Quand Jenni essaie de les
aborder, ils la regardent comme on regarde les roumaines en France.

Jenni : « excuse me sir »

L’allemand :  » nein nein »

Franchement c’est horrible, elle a envie de les défoncer !

Nous galérons comme ça pendant 40′ !!!

C’est finalement Julia, conductrice d’une megane coupée, qui s’arrête à
l’arrache à l’entrée de la station service pour nous déposer 25km plus loin, à
un feu, au centre ville de Bonn.

Il est 16h30, mission accomplie 🙂

Au final, journée plutôt satisfaisante car nous avons parcouru 210km avec 3
chauffeurs différents en moins d’1h d’attente.

C’est incroyable d’avoir attendu seulement 5′ au centre d’une grosse ville,
puis 10′ sur une petite route de campagne et enfin 40′ dans une station service
très fréquentée. Comme quoi il n’y a pas de règle en stop.

17h : nous arrivons chez Moni et Matthias, un charmant jeune couple de 25 ans.

Nous nous reposons un peu puis passons la soirée ensemble avec 3 de leurs amis.
Une bien agréable soirée autour d’un bon repas végétarien que nous a cuisiné
Moni : des pâtes aux légumes, à la crème et au fromage. Un vrai régal !

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10 et 11 avril : Bonn et Köln (Cologne)

Un peu dur de décoller ce matin. Nous partons vers 12h30 pour une balade dans
Bonn, au bord du Rhin.

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Selon Matthias, il faut 1h à pieds pour longer le Rhin jusqu’au ferry qui
permet d’aller sur l’autre rive.

Après l’avoir fait, nous pensons qu’il s’agissait d’1h à vélo car malgré notre
bon rythme, nous avons mis 3h pour nous rendre au ferry.

Une fois la rive traversée, nous nous baladons dans la ville de Königswinter, à
la recherche des toilettes car Jenni a tout le temps envie de faire pipi ! Une
vraie pisseuse !

Et puis 3h de marche, ça creuse ! Ça tombe bien c’est l’heure du goûter. Et si
on se faisait une « petite » glace ?

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Maintenant il faut éliminer la glace, alors en avant pour une nouvelle balade
en direction du château de Drachenburg et les ruines de Drachenfels. Seulement
4km aller-retour mais avec de très belles montées !

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Pour le retour, nous allons à pieds jusqu’au ferry mais préférons prendre le
tram pour rentrer chez nos hôtes, au grand bonheur de nos pieds.

Nous aurons quand même marcher environ 20km dans la journée !

En rentrant à 18h30 environ, Moni est à la chorale, Matthias est en train de
manger. Il nous dit qu’il va regarder le match de foot chez le voisin et qu’on
peut le rejoindre après notre repas.

Il nous conseille un très bon resto italien qui propose de très grandes et
bonnes pizzas.

Si vous passez un jour par Bonn, nous vous conseillons d’aller manger chez
« Tuscolo ». Les pizzas y sont vraiment très bonnes.

Le lendemain, nous partons visiter Cologne. Pour ce faire, nous prenons le
train.

Sachez que d’une manière générale, les transports en commun sont assez chers en
Allemagne.

Mais quand vous voyagez à plusieurs (2 à 5 personnes), il est possible
d’acheter un ticket pour la journée, pour les trains régionaux, et valable pour
5 personnes maximum.

Nous avons payé 23,70€ le ticket pour toute la journée, ce qui revient à 11,85€
chacun.

Si vous êtes 5, ça vous reviendra à 4,75€ par personne.

Nous nous sommes prévu un bon programme touristique pour la journée : le Dom,
le Rathaus, l’église große st martin, une autre très vieille église st
pantaleon, la porte Hahnentorburg, la maison de l’eau de Cologne. Et enfin de
journée nous avons traversé l’équivalent du pont des arts parisien (mais en
moins joli avec la voie ferrée en plus), qui permet d’aller de l’autre côté du
Rhin et d’avoir un panorama de la vieille ville.

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Nous passons notre dernière soirée à Bonn en compagnie de nos hôtes Moni et
Matthias, qui nous font part notamment de leur projet de mariage et de voyage
de noces à travers le continent américain.

Nous leur souhaitons un très beau mariage et espérons les retrouver quelque
part en Amérique du sud.

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12 avril : 10h30

Objectif : Otter, à 50km d’Hambourg (chez Anita et Helmut, des amis des parents
de Guigui)

30′ de marche et nous voilà sur un rond point de Bonn, le pouce levé.

La journée ne commence pas très bien, nous attendons 50′ avant qu’un mec ne
parlant que l’allemand, ne s’arrête.

Nous comprenons quand même qu’il peut nous déposer à Cologne, alors en voiture
car ce sera toujours 20km de gagné.

Sauf qu’il nous dépose à la station service où on avait galéré 3 jours plus
tôt. On espère avoir plus de chance cette fois-ci…

1h passe et nous sommes toujours bloqués à cette fichue station. Pourtant ce
n’est pas faute d’essayer toutes les stratégies : on demande directement aux
gens, Jenni les supplie du regard, on se déplace aux différentes sorties du
rond point…mais rien n’y fait !

Et puis il y a un type qui s’approche de nous et qui nous dit qu’il serait plus
judicieux de prendre le bus qui se situe à 200m et qui peut nous déposer au
centre de Cologne.

C’est ce que nous finissons par faire, malgré nous car nous ne voulons pas
dépenser de l’argent dans les transports surtout si c’est pour faire du stop
juste après. D’autant que les transports en Allemagne sont assez chers.

Quand nous rentrons dans le bus, le chauffeur nous explique que ce n’est pas
lui qui donne les tickets mais qu’il faut les acheter directement dans la
machine du bus. Ok sauf que la machine ne rend pas la monnaie. Alors on fait
nos rebelles et on ne paye pas le trajet. Et ouais, il ne faut pas oublier que
Guigui voyage avec une ancienne racaille de Versailles 😛

Pendant le trajet du bus, Guigui étudie la carte pour voir où on pourrait se
mettre pour reprendre le stop et le mieux serait de prendre un train pour
sortir de Cologne.

Une fois arrivés à la gare, nous regardons quand même les trains qui vont
directement à Hambourg ou Brême car Helmut se rend justement à Brême pour le
travail et il pourrait nous y récupérer à condition d’y arriver avant 17h.

Il est déjà 13h, sachant que le train pour Brême met plus de 3h pour s’y
rendre, ça fait un peu juste. Et surtout, le billet de train est hors de prix !
70€ chacun ! Pas question, c’est trop cher !

Finalement nous prenons le train pour Leverkusen, la banlieue nord de Cologne.
Le trajet se fait en 10-15′ et nous coûte 7€40 pour nous 2.

On reprend le stop à Leverkusen, attendons 15′ et au moment où on veut changer
d’endroit, une voiture s’arrête. Denis nous propose de nous déposer 25km plus
loin sur l’aire de repos Remscheid, bien fréquentée et surtout sur la bonne
route. Il pense que ce sera plus facile pour nous.

Merci Denis, car effectivement, alors que Jenni sent encore un grand moment de
pouasse, nous n’attendons finalement que 10′ avant que Guigui ne lui fasse de
grands signes au loin pour lui dire que c’est bon.

Jenni, le sandwich à la main, est ravie. Quand elle voit que le chauffeur est
noir, elle se dit : « cool, il doit sûrement parler français ».

Gagné ! Ali est ivoirien. Il peut nous déposer à Hambourg. On peut enfin dire
ouf car il est presque 15h et il reste encore 350km à parcourir. Il nous
explique qu’il peut nous prendre mais qu’il ne pourra pas rouler vite car il
accompagne un vieux cametar dans un état approximatif, jusqu’au port
d’Hambourg, où il sera envoyé en Afrique. Vous l’aurez compris, Ali est un
businessman à l’africaine.

C’est donc dans une super ambiance agadoudoudou, reggae et enfin sur la musique
de Tracy Chapman que nous faisons la route. Route qui ne sera pas de tout repos.

En effet, à peine sortis de l’aire de repos, un embouteillage se crée. On
suppose un départ en week-end.

Sauf qu’on finit par être complètement arrêtés car un accident a bloqué la
route.

Pas de stress pour Ali mais son camion a réussi à passer avant que la route ne
soit bloquée et commence à avoir pas mal d’avance.

Nous attendons comme ça pendant plus d’1h et demie que la circulation ne
reprenne.

La tension monte un peu dans la voiture car le chauffeur du camion appelle
constamment Ali pour des problèmes mécaniques. Cependant, Ali reste toujours
très souriant et sympa avec nous. Toujours de bonne humeur, il chante à
tue-tête.

Nous finissons par repartir. Pour contourner la section de route fermée, Guigui
suggère un chemin à Ali, qu’il a vu sur la carte. Mais Ali pense qu’il vaut
mieux aller à l’opposé. Résultat : on se retrouve une 2ème fois dans le même
bouchon.

Finalement, Ali prendra l’itinéraire proposé par Guigui et là, une belle route
dégagée nous attend.

Le chauffeur du camion panique de plus en plus car il est 20h, la nuit commence
tout juste à tomber, et ses phares ne s’allument pas. De plus son niveau
d’huile est à zéro. Il aimerait bien qu’Ali le rejoingne assez vite pour
pouvoir l’éclairer devant.

Ali tente de le rassurer en lui disant qu’il ne doit surtout pas couper le
moteur, autrement il ne pourra plus redémarrer, que c’est juste la batterie qui
est morte et qui ne se recharge pas.

Il lui dit aussi : « Ecoute grand frère, je suis en train de rouler comme un fou
pour te rattraper ».

Comme un fou, c’est vite dit. Le compteur indique 120km/h. On est quand même
sur une autoroute allemande…

Son chauffeur de camion préfère quand même s’arrêter sur une aire de repos, en
attendant qu’Ali le retrouve. Il patientera sur cette aire un bon moment, sans
couper le moteur évidemment.

Du coup, Ali poussera la voiture jusqu’à 160km/h pour arriver plus vite sur
l’aire de Grundbergsee, où l’attend son chauffeur.

Au début Ali était d’accord pour nous déposer avant Hambourg car Anita et
Helmut, nos hôtes, habitent à 50km de là.

Mais les soucis mécaniques bouleversent nos plans. Ali ne peut plus s’arrêter,
il doit rester avec le camion pour lui éclairer la route avec sa voiture.

On préfère chercher un nouveau chauffeur plutôt que d’aller jusqu’à Hambourg
car nous ne sommes plus qu’à 45km de notre destination.

C’est reparti pour de la prospection. Il fait nuit, il y a peu de monde sur
l’aire mais en moins de 10′ nous trouvons un jeune homme qui est d’accord pour
nous prendre mais il doit demander à son père.

Son père est d’accord. On se retrouve à 5 dans la voiture (le papa, le frère,
la soeur et nous) + tous les bagages de tout le monde.

Ils nous déposent 45km plus loin, à la sortie Heidenau, sur une route non
éclairée en pleine nuit. Heureusement, Anita nous a récupéré moins de 10′ après.

Nous voilà enfin arrivés à destination. Il est 22h30.

Conclusion : une belle journée de galère mais le stop fonctionne toujours 🙂

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