Jour 690 : jeudi 21/06/2018
Cela fait deux ans que nous quitté la France pour vivre l’expérience au Canada.
Deux ans dont une année au Yukon ! Comme le temps passe vite !
À partir d’aujourd’hui, notre Visa Vacances-Travail est définitivement terminé,
mais avant d’évoquer l’après PVT, nous partons faire du camping avec nos amis
Stéphanie, Marie-Alexis et Sébastien le temps d’un weekend prolongé.
La destination n’est autre que Samuel Glacier, le sentier de randonnée que nous
voulions entreprendre au mois d’avril lors de notre escapade à Haines, mais que
nous n’avons pu pratiquer à cause de la quantité de neige encore trop
importante à cette époque-ci.
Le programme du weekend est de nous rendre jusqu’au glacier vendredi, d’y
passer deux nuits en tente afin d’explorer les environs et de quitter les lieux
dimanche pour rentrer à Whitehorse.
Accompagnés de Jazz, la chienne que nous gardons en ce moment en échange d’un
hébergement, Guigui et moi prenons la route en soirée vers 21h30, quand la
lumière du soleil de minuit sublime les montagnes du parc de Kluane et fait
apparaître les animaux sauvages tout au long de la route.
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Nous apercevons un grizzly qui semble s’acharner sur quelques brins d’herbe,
trois porcs-épics ainsi que trois orignaux. L’un d’eux traverse la route juste
devant nous et les deux autres prennent un bain dans la rivière.
C’est absolument fantastique de pouvoir observer cette faune sauvage dans la
tranquillité [smiley].
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Après avoir roulé pendant près de trois heures et demi, nous arrivons sur le
départ de la randonnée Samuel Glacier. Il est 1h15 du matin et il ne fait
toujours pas nuit. Vive le solstice d’été [smiley].
Nous installons Jazz sur le siège avant de la voiture et passons tous une
excellente nuit.
Jour 691: vendredi 22/06/2018
Réveil à 9h ce matin, nous déjeunons et nous préparons tranquillement pour le
trek en attendant nos partenaires de rando.
A leur arrivée, nous sommes tous super excités, les chiens comme les maîtres, à
l’idée de partir camper pour trois jours.
Après l’avoir aidé à réajuster les différents réglages de son sac à dos,
Sébastien, qui va vivre son premier trek, est fin prêt à partir.
C’est tout sourire et de très bonne humeur que nous entamons notre expédition
vers le glacier Samuel. [smiley]
Il est 11h15.
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La rando n’est pas difficile, seulement une centaine de mètres de dénivelé,
mais elle est longue de 11km, soit environ quatre heures de marche pour arriver
jusqu’au camp.
Beaucoup de ruisseaux à traverser, nous obligeant à nous déchausser et à
tremper nos petons dans une eau généralement glacée.
Ça pique un peu les pieds mais disons que c’est excellent pour la circulation
du sang [wink].
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Autour de nous, les paysages sont très beaux et nous avons la chance de
randonner sous une bonne météo. En effet, le soleil est présent et la
température qui avoisine les 15°C est parfaite pour marcher avec un gros sac
sur le dos. Nous n’avons ni trop chaud ni trop froid.
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Guigui et moi, qui n’avons pas effectué de trek depuis un an, sommes heureux
d’effectuer celui-ci. Cela commençait à nous manquer de ne pas marcher
plusieurs jours en pleine nature et en autonomie. Ce weekend est une belle
pause dans notre routine yukonnaise [smiley].
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Nous prenons notre temps pour arriver jusqu’au camp et nous accordons
régulièrement des pauses pour manger une collation.
La pause pique-nique est également bien agréable sous ce beau soleil [smiley].
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Les chiens aussi semblent apprécier leur nouveau terrain de jeu. Tout cet
espace pour courir et toutes ces odeurs à renifler ne leur laisse aucun répit.
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Après avoir marché environ cinq heures, nous arrivons proche du glacier Samuel
et trouvons un bel endroit où poser notre camp.
Chacun monte sa tente de façon à avoir la vue sur le glacier et se réfugie
ensuite sous la bâche que Guigui a installé en guise d’abri pour les repas.
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Le camping sauvage au Yukon se doit de respecter quelques consignes de sécurité
comme la formation d’un triangle avec une distance d’au moins cinquante mètres
qui sépare chacun des trois points de vie, à savoir le couchage, l’abri pour
les repas et l’espace où l’on stocke les vivres et les produits odorants. Cette
mesure de sécurité est très nécessaire pour éviter tout incident potentiel avec
les ours et il ne faut la prendre à la légère.
Ça peut effrayer un peu quand on n’est pas habitué mais bon, il y a quand même
pires endroits où passer le weekend, n’est-ce pas ? [wink]
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Après le souper, nous profitons de la lumière d’été qui s’éternise pour
effectuer une courte balade digestive dans les environs de notre campement.
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Par moment, nous nous faisons des frayeurs en voyant un animal massif et à la
fourrure marron courir tête baissée non loin de nous, pensant qu’il s’agit d’un
ours, mais l’animal en question n’est autre que Jazz qui s’éclate à courir dans
cette immensité [smiley].
De loin, elle ressemble parfois à un ours, parfois à un loup, surtout quand
elle apparaît soudainement au sommet d’une colline.
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À 23h, le soleil n’est toujours pas couché mais chacun regagne sa tente.
C’est une belle journée qui s’achève.
Jour 692 : samedi 23/06/2018
Que c’est agréable de se réveiller dans les montagnes !
Vers 9h, nous nous réveillons tranquillement avec Jazz à l’entrée de la tente,
cette dernière semblant apprécier au moins autant que nous les beaux paysages
qui nous entourent.
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Aujourd’hui, c’est avec un petit sac à dos léger, seulement rempli de quelques
vivres pour la journée, que nous partons explorer autour du glacier Samuel.
Départ vers 11h15. Nous sommes chanceux et commençons la journée sous une belle
météo [smiley].
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Quelques ruisseaux à traverser de nouveau, parfois sans besoin de nous
déchausser mais d’autres fois en plongeant nos pieds dans l’eau glacée.
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A mesure que nous nous rapprochons du glacier, le vent provenant directement de
celui-ci se fait de plus en plus froid. Nous employons donc souvent la méthode
de l’oignon en alternant les différentes couches, nous couvrant davantage pour
nous réchauffer de ce vent froid qui arrive directement du glacier alors qu’un
plus gros effort nous avait donné chaud au point de nous découvrir quelques
instants plus tôt.
Bien qu’il semble avoir reculé avec les années, le glacier qui se sépare en
espèce de trois langues de glace, reste toutefois très impressionnant à
observer.
Quand on pense qu’il y a des millions d’années, il y avait de la glace partout
sous nos pieds et qu’il y a à peine trente ou quarante ans, le glacier était
encore complètement recouvert de glace, c’est difficile de se représenter le
paysage de l’époque qui était bien différent de ce que l’on peut voir
aujourd’hui.
Désormais, le glacier Samuel recule de plus en plus à cause du réchauffement
climatique, laissant apparaître à présent les cailloux qui jadis, se trouvaient
sous la glace.
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L’endroit reste toutefois parfait pour manger une collation (des gRRRaines
comme dirait notre ami Séb [wink]) et nourrir notre esprit de cet air si sain
et de ce paysage si fantastique [smiley].
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Nous prenons la pause pique-nique un peu plus loin près d’un ruisseau où je
fais une micro sieste collée à mon amoureux, juste de quoi me requinquer
[smiley].
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Après le pique-nique, nous repartons en direction du camp.
La météo aura été changeante toute la journée, passant du plein soleil à
quelques passages nuageux. Mais nous sommes tous d’accord pour dire que le vent
nous aura suivi quasiment tout au long de notre randonnée.
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C’est une nouvelle belle journée qui s’achève. Mine de rien, nous avons marché
9 à 10 km aujourd’hui, et c’est donc tout naturellement que chacun s’en va dans
sa tente vers 21h30.
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Jour 693 : dimanche 24/06/2018
Aujourd’hui est venu le temps de plier bagages et de reprendre le chemin vers
la voiture pour rentrer à Whitehorse. Le weekend touche à sa fin.
Le temps de prendre notre petit déjeuner et de ranger toutes nos affaires, nous
quittons le camp vers 11h30.
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Le chemin du retour est tout aussi beau qu’à l’aller et nous offre une rando
aux points de vue différents.
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Il nous faut trois heures et demie pour arriver au parking. Les chiens, qui ont
couru comme des fous ces trois derniers jours, sont absolument crevés, surtout
Jazz qui ne doit pas avoir l’habitude de gambader autant sur un terrain de jeu
aussi immense.
Aussitôt arrivés à la voiture, elle s’y réfugie pour se coucher et de reposer,
au frais et à l’abri du soleil qui tape de plus en plus fort.
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Nous prenons notre pause déjeuner sur le parking, au soleil et reprenons la
route vers 16h, direction la maison à Whitehorse.
Jazz dort durant les trois heures et demie de trajet tandis que nous conduisons
tranquillement en musique, heureux d’avoir passé un super weekend entre amis,
aventure qui restera gravée dans notre mémoire pour un long moment [smiley].