Canada : Celui qui débarquait à Montréal

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Jour 1 : 21/06/2016

Aujourd’hui est un grand jour ! C’est le départ pour une nouvelle aventure dans
notre vie. Aujourd’hui nous partons au Canada 😃.

Nous ne réalisons pas encore tout à fait que nous partons pour une durée de
deux ans en possession d’un visa vacances travail. Et pourtant c’est bien le
cas.

Notre appartement est mis en location et nos affaires personnelles sont
réparties à droite et à gauche. Il y a un peu plus de trois ans, nous avions
emmené mon amie Cécile à l’aéroport, qui s’apprêtait à vivre, 10 jours avant
notre départ pour notre grand voyage en sac à dos, sa grande aventure en
Australie. C’est donc tout naturellement qu’elle nous accompagne à son tour ce
matin au même aéroport 😃. Départ vers 8h de chez elle. Évidemment il y a des
bouchons. Nous sommes mardi et nous sommes en région parisienne.

Arrivés à l’aéroport un peu après 10h. Nous procédons de suite à notre
enregistrement et prenons un petit déjeuner tous les trois tranquillement. Nous
ne réalisons toujours pas que nous sommes sur le départ. Sûrement à cause de la
fatigue.

11h30 : c’est l’heure d’embarquer. Un dernier câlin à Cécile et c’est parti.
Une fois dans l’avion nous sommes tout excités de décoller mais ne prenons
toujours pas conscience que nous partons pour très longtemps. 6h de vol plus
tard, nous voilà arrivés à Montréal 😃. Et ici il n’est que 14h30 ! Décalage
horaire de 6h en moins par rapport à la France. Comme il y a 7 ans lors de
notre premier voyage au Québec, nous subissons une attente interminable de près
de 2h à la douane.

Notre passeport est tamponné, nous avons officiellement notre PVT 😃. Ils ne
nous ont même pas demandé notre relevé de compte bancaire pour prouver que nous
avions les fonds demandés. Cousins québécois, nous sommes dans la place ! 😃

[Permis de travail en poche !]

À présent il nous faut trouver un hébergement pour nos deux premières nuits,
car comme d’habitude, nous n’avons rien organisé avant le départ qui s’est fait
un peu à l’arrache il faut bien le dire.

On squatte le Subway de l’aéroport pour utiliser leur wifi et c’est parti pour
la recherche sur booking.yeah (😉 pour vous les crevettes). Et bien ! Les
chambres d’hôtel ou d’auberge de jeunesse ne sont pas donnés ici ! On réserve
une chambre parmi les moins chères mais quand même à 70$ la nuit et c’est parti
mon kiki. Une fois sur place c’est pas si pire comme ils disent ici mais pour
le prix, la chambre n’est pas terrible (un lit sur roulettes et une fenêtre
cassée) et en plus nous sommes situés dans LE quartier des junkies.

On s’en rend compte en voyant la population dehors et surtout quand Guigui
aperçoit de l’autre côté de la fenêtre, dans le bâtiment juste en face, un mec
avec le froc à moitié baissé. De toute façon nous avons pris pour deux nuits
donc nous recherchons de suite sur Internet un autre hébergement via
couchsurfing et air b’n’b, qui semblent mieux nous convenir. Moins cher et chez
l’habitant, ça nous intéresse davantage pour nous imprégner au maximum de la
ville.

Et puis dodo, nous sommes crevés.

Jour 2 : 22/06/2016

Le jour se lève tôt au Canada, même très tôt. À 5h du matin, le ciel est déjà
très lumineux, malgré le temps maussade.

De la pluie le matin, nous en profitons pour continuer notre recherche
d’hébergement et en fin de matinée, quand le soleil se montre, nous sortons à
la recherche d’un resto.

Ici les heures de repas ne sont pas les mêmes qu’en France. Notre
petit-déjeuner c’est leur déjeuner, assez tôt le matin, notre déjeuner c’est
leur dîner, à partir de 11h30-12h, et notre dîner c’est leur souper à partir de
18h. C’est donc dans la rue Saint Denis que nous nous arrêtons pour le dîner,
chez les 3 amigos, resto mexicain. Le repas est plutôt bon et très copieux.

Ce sera d’ailleurs notre seul repas de la journée tellement l’assiette est
copieuse.

[]

La serveuse, très sympa, nous explique leur fonctionnement au niveau des taxes
et des pourboires.

En effet, ici au Canada, les taxes ne sont pas incluses sur les prix affichés
(excepté pour l’alimentaire en magasin). Il faut donc rajouter 15% sur la note.

De plus, dans les restaurants, le service n’est pas compris dans l’addition et
les serveurs sont payés un peu moins que le salaire minimum. Il faut donc
rajouter encore 15% de la note avant taxes pour le paiement du serveur.

En gros quand on va au resto, il faut ajouter 30% sur l’addition pour inclure
taxes et pourboires. C’est très mal vu de ne rien donner et surtout pas sympa
car le serveur paye un impôt à l’État sur les additions qu’il a gérées.

Quand on est satisfait du service, il faut donner 15%, si l’on est moyennement
satisfait c’est plutôt 10% et quand on n’est pas du tout content c’est 5% car
c’est à peu près ce que va payer le serveur à l’État.

Donc avec 5% de pourboires, on évite seulement au serveur de payer cet impôt
directement de sa poche mais ça ne fait pas du revenu gagner en plus. Après ce
copieux et bon repas, nous nous promenons dans le centre animé de Montréal, la
rue Sainte Catherine et notamment le Village, quartier gay de la ville. De
retour à l’hôtel en fin d’après midi, nous nous plongeons chacun dans de la
lecture. Pour moi, ce sera le guide du routard de 2009 pour commencer à me
faire une idée de notre périple.

L’idée serait de commencer notre aventure par des vacances dans la province
québécoise et si possible dans les provinces maritimes, et ensuite de commencer
à travailler.

Nous étudions également le guide du pvtistes au Canada pour comprendre les
différentes démarches à effectuer à notre arrivée sur le territoire.

Ce guide est d’ailleurs assez bien fait pour ceux que ça intéresserait, mais
n’existe qu’au format numérique. Un peu plus tard, nous recevons une réponse
positive pour loger chez une nana en couchsurfing. Cool ! Cela fait une chose
de moins à gérer. Puis, vers 21h, nous retrouvons Dara, un copain d’école de
Guigui qui vit depuis bientôt cinq ans à Montréal, pour aller boire un verre
dans un bar très sympa.

Il nous explique quelques petites choses sur la culture canadienne et notamment
sur la vie à Montréal, puis nous l’accompagnons jusqu’au parc La fontaine, où
il y retrouve un ami pour un tennis. On y voit d’ailleurs pas mal de monde qui
se retrouve en fin de journée pour faire un peu de sport. Pour retourner à
l’hôtel, nous passons par des petites rues toutes mignonnes et tranquilles dans
lesquelles nous nous verrions bien nous installer quelques temps. De retour à
la chambre, Guigui regarde un peu la télé où la mythique série des têtes à
claques est diffusée, tandis que je m’endors rapidement. Je suis crevée.
Sûrement à cause du décalage horaire…

Jour 3 : 23/06/2016

Il fait vraiment jour de bonne heure dans ce pays ! A 7h, c’est déjà la pleine
lumière dans la chambre alors on se lève.

Et on fait bien car la nana qui devait nous héberger en couchsurfing à
finalement changé d’avis. Cela signifie que ce soir nous sommes à la rue si
jamais l’hôtel n’a plus de chambre disponible. Mais on aimerait vraiment dormir
dans un endroit plus sympa et moins cher.

Du coup, on fait quelques demandes sur le site Air b’n’b puis on sort s’aérer
car dans la chambre la chaleur est insupportable.

[Canada : Celui qui débarquait à Montréal]
[Canada : Celui qui débarquait à Montréal]

De retour à l’hôtel, nous n’avons toujours pas de réponse positive pour un
hébergement.

Le check out de l’hôtel s’effectuant à 11h, nous sqattons pendant un moment
dans un parc dans lequel il y a du wifi pour trouver un hébergement. C’est un
peu la galère mais ça fait partie du voyage. Voilà ce qui arrive quand on ne
planifie rien à l’avance…

Pendant que Guigui se charge d’envoyer de nouvelles demandes d’hébergement sur
Air b’n’b, moi j’observe les passants et je remarque deux choses.

La première est que je ne vois pas beaucoup de personnes avec les yeux rivés en
permanence sur leur téléphone et c’est sûrement lié au fait que les abonnements
téléphoniques sont nettement plus cher que chez nous en France.

Notre ami Dara nous disait qu’il payait comme 70$/mois (soit un peu moins de
50€) pour 2h d’appel, sms illimités et seulement 1 giga de data ! Quand on
pense qu’en France on a les appels, sms, mms et Internet illimité pour à peine
20€ je crois !

Toutefois je trouve que ce n’est pas plus mal d’être limité en internet
notamment. Au moins les gens ne sont pas scotchés toute la journée à leur
téléphone (et là, les personnes qui me connaissent très très bien reconnaîtront
mon manque d’intérêt et d’engouement pour les nouvelles technologies 😉).

La deuxième, c’est que la plupart des gens qui traîne dans ce parc n’ont pas
l’air net. En effet il y a beaucoup de camés dans ce parc et ça me fait
vraiment mal au coeur de voir comme la drogue peut sérieusement attaquer les
gens et les détruire. Enfin bref, on ne va rester là à attendre que quelqu’un
nous réponde pour un hébergement, on va plutôt aller se manger notre première
poutine 😃.

La poutine c’est LA spécialité du Québec. Qu’est ce que c’est exactement ? Des
frites dans une sauce qui semble être du fond de veau, recouvertes de fromage
fondu de type fromage qui n’a pas trop de goût. Ça c’est la poutine classique
mais on peut la prendre avec des variantes. Moi je l’ai goûtée avec des petits
morceaux de poulet marinés et Guigui avec des morceaux de poulet frit.

Très sincèrement nous n’avons pas trouvé ça extraordinaire. Ce n’est pas
mauvais mais ce n’est pas non plus super bon.

Nous avons trouvé que c’était gras et salé. Mais bon au moins nous l’aurons
goûtée cette fameuse poutine 😃

[]

Dans le resto, il y a du wifi alors on en profite pour vérifier vite fait si on
a eu une réponse positive pour un hébergement.

Je sais je sais. Vous vous dites que pour quelqu’un qui prétend ne pas aimer
cette tendance à être constamment sur Internet, je parle beaucoup de wifi. Et
bien croyez-moi ça me gonfle d’être obligée de regarder tout le temps si on
reçoit un réseau wifi. Mais bon, nous n’avons pas trop le choix si nous voulons
un endroit où dormir ce soir, sans être forcé de parcourir la ville avec tous
nos bagages.

Par chance, nous avons deux réponses positives via le site Air b’n’b.

Une première possibilité dans le quartier de la Petite Italie mais le garçon
n’est pas disponible avant la fin d’après midi.

Et une deuxième possibilité, non loin de la première, située dans le même
quartier. Pour chacune de ces possibilités, il s’agit d’une chambre chez
l’habitant. Sauf qu’en fait, le deuxième hébergement n’est plus vraiment
disponible mais le type a un pote qui peut nous proposer un appart entier rien
que pour nous pour pas très cher. Et du coup on ne passerait pas par Air b’n’b
mais directement avec le mec en question, d’où un prix plus intéressant.

On décide donc d’aller voir cet appart car ne passant pas par Air b’n’b, nous
n’avons vu aucune photo. On fait bien d’aller le voir avant de nous décider car
l’appartement est miteux ! Le canapé est troué de partout, à coup sûr il y a
des bestioles dedans. Le lit n’est ni plus ni moins qu’un matelas pneumatique.
La salle d’eau est pourrie et la fenêtre qui donne directement sur la terrasse
commune est cassée. De plus, le quartier dit “populaire” est en réalité un
véritable bordel. Franchement, le mec exagère à demander 200$ la semaine pour
un logement aussi dégueulasse.

Nous confirmons donc au premier garçon nommé Louis, qui n’est pas disponible
avant la fin d’après midi, que nous souhaitons louer sa chambre pour la semaine
et on attend en bas de chez lui car on en a marre de trimballer tous nos
bagages. Finalement, le garçon nous dit qu’il n’est pas disponible avant 21h30
!!! (Nous devons bien te l’avouer Louis, nous étions un tantinet agacé que tu
nous fasses ce plan-là).

Nous nous demandons si ce garçon est sérieux car il change les horaires comme
bon lui semble visiblement et il n’a pas de solution à nous proposer.

Il est bien gentil le petit Louis mais notre réservation est validée et donc
payée. De plus nous sommes coincés avec nos bagages alors que nous voulions
aller voir le festival de la fête nationale du Québec.

Dara nous sauve la vie et bien qu’il ne soit pas encore rentré du travail à
19h, il accepte que l’on laisse nos bagages chez lui, son colloc à laissé
exprès la porte de l’appart ouverte. Ce n’est décidément pas craignos comme
ville. C’est donc reparti pour un trajet de métro avec tous nos sacs et une
fois déposés chez Dara, nous nous rendons à la place des arts, quartier des
spectacles, pour voir le concert de la fête de la Saint-Jean, fête nationale du
Québec.

La réputation qu’ont les québécois à vouloir absolument leur indépendance et à
se sentir québécois et non canadien est bien une réalité.

La fête nationale du Canada à lieu le 1er juillet, jour où tout le monde
déménage à Montréal soit dit en passant (ils n’ont pas le temps pour cette fête
nationale). En revanche, le 24 juin est la fête de la Saint-Jean, la fête
nationale du Québec, jour férié.

C’est intéressant comme ils emploient le mot “nationale” pour parler de cette
fête québécoise, alors que le Québec est une province du Canada au même titre
que la Colombie britannique, le Nouveau Brunswick et les autres.

Nous comprendrons au fur et à mesure de notre périple dans cette province que
le Québec est vraiment à part. Pour en revenir à la fête et au concert, il y a
une très grosse ambiance, les québécois sont à fond en train d’agiter leur
drapeau aux fleurs de lys.

[]

Avant que le concert ne commence, la scène diffuse le discours du Premier
Ministre québécois qui se fait huer par tout le public. Mais ne connaissant pas
vraiment la politique canadienne et québécoise, nous ne comprenons pas les
raisons de ce chahut.

Puis place au spectacle avec un type (qui s’avère être le bassiste du groupe
qui suit) qui nous fait quelques sketch mais malheureusement nous ne comprenons
pas tout. Il faut nous pardonner car l’accent de cet humoriste est très
prononcé et il nous est du coup difficile de comprendre et de rire à ses
blagues.

Mais nous ne doutons pas de son humour car autour de nous, ils sont tous morts
de rire. Et ensuite commence le concert. Bon là encore, nous allons être
honnête. La musique qui passe étant plutôt de la variété, ce n’est pas trop
notre came musicalement parlant. Mais l’ambiance est quand-même là.

Du coup, nous retournons chez Dara vers 22h récupérer nos sacs et c’est reparti
pour un dernier voyage (nous l’espérons) avec tout notre attirail en direction
de la Petite Italie, notre hébergement pour la semaine qui arrive.

Plus qu’un « petit » escalier à monter et on y est !

[]

Une fois arrivés, nous sommes très bien accueillis par Louis et sa copine
Laurence, avec qui nous discutons jusqu’à plus de 2h du matin.

Ils ont l’air super sympa. Tant mieux car nous avons prévu de rester chez eux
au moins une semaine.

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