Canada : Celui qui découvrait le fitness au Québec

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Jour 120 à jour 123 :
Du mardi 18 au vendredi 21 octobre 2016

La reprise du sport se poursuit avec toujours au programme de la course à
pieds. Même par températures un peu fraîches, il suffit de bien se couvrir et
c’est parti 🙂.

[Canada : Celui qui découvrait le fitness au Québec]
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[Canada : Celui qui découvrait le fitness au Québec]
[Canada : Celui qui découvrait le fitness au Québec]

Cette semaine sera également marquée par la reprise des cours de fitness. Les
cours en groupe comme ils disent ici (alors qu’en France on dit cours
collectifs 😉).

Suite à l’entrevue que j’ai passée la semaine dernière avec la responsable
aérobie de l’Université de Chicoutimi, cette dernière m’a remis un
laissez-passer me donnant accès gratuitement à tous les cours de fitness que
proposent l’Université, le but étant de pratiquer et découvrir les cours, et me
faire une idée de l’ambiance qui y règne.
Je trouve l’idée plutôt bonne car effectivement, cela va me permettre notamment
de voir si les québécois emploient le même vocabulaire que les français en
fitness.
Et oui, ça n’a l’air de rien comme ça mais on a beau parlé la même langue, on
n’utilise pas toujours les mêmes mots. Ce qui signifie que si je suis amenée à
travailler dans le fitness au Québec, je vais devoir employer le plus possible
leur vocabulaire afin de ne pas perturber la clientèle, car après tout, ils
sont chez eux, et c’est moi qui débarque 🙂.
C’est donc à moi de m’adapter.

Au début, je pensais que le vocabulaire allait être mon plus gros défi.
Pantoute !, comme dirait nos cousins québécois (traduction : pas du tout 😉).
À peu de choses près, nous utilisons le même vocabulaire.
En revanche, pour ce qui est de la qualité des cours, la déception est de
taille.
Durant toute cette semaine, j’ai assisté aux cours les plus pourris de ma vie !
Le fitness ici est une vraie catastrophe !
Pourquoi ? Heuuuu…par où commencer…?

Premièrement, les profs ne sont absolument pas en rythme avec la musique !
Pour mes amis fitness et collègues qui me lisent, on est bien d’accord qu’un
bloc musical ça fait 32 temps, et qu’il est découpé en 4 phrases musicales de 8
temps ?
Et bien ici, les profs se contrefichent de tout ça. Ils balancent la musique
juste pour l’ambiance et font leurs cours, quels qu’ils soient (renfo, step,
cardio, etc…) en étant toujours à côté du tempo.
Il est clair qu’en France, on n’obtient pas son diplôme si on n’est pas capable
de se caler sur la musique.

Deuxièmement, j’ai vu les profs créer énormément de déséquilibres, c’est à dire
qu’elles ne font pas faire aux clients le même nombre de répétitions des deux
côtés.
Et je ne parle pas d’une erreur de 1 ou 2 répétitions !
Nan ! Ici, ça dérange personne de faire 7 répétitions à droite et 3 répétitions
à gauche !

Troisièmement, les profs n’apportent aucune correction à la clientèle.
Du coup, c’est le festival des squats genoux en avant et des gainages dos
creux, sans oublier les Vstep avec les talons qui ne touchent pas le step.
D’un autre côté, comment pourraient-elles apporter des corrections alors
qu’elles sont elles-mêmes mal placées pour effectuer les exercices ?
Quand je les vois faire un squat avec le dos rond et les épaules remontées, je
me dis que ce n’est pas possible d’autoriser ces profs à exercer…
Là encore, jamais je n’aurai obtenu mon diplôme en France si j’avais présenté
une telle démonstration à l’examen.

Quatrièmement, je me suis aperçue que les cours chorégraphiés n’existaient pas
ici.
Enfin, quand tu les écoutes, les profs te disent qu’elles le font mais c’est
complètement faux.
Par définition, “une chorégraphie est l’art de composer des danses et des
ballets, principalement pour la scène, au moyen de pas et de figures”.
Donc il doit y avoir un enchaînement de pas et de figures et ça doit être un
minimum dansé.
Or, les profs ici vont mettre un Vstep enchaîné avec un burpee, toujours du
même côté en plus (n’oublions pas le déséquilibre), sur une musique de 140 bpm
(battements par minute) et t’affirmer qu’elles font un step chorégraphié !
Quand je vois tous ces mouvements effectués n’importe comment et le danger que
cela provoque, j’ai juste envie de m’exclamer comme mes compatriotes du sud :
“Maama !” 😉
Et d’un autre côté, je ne vois pas comment elles pourraient donner un cours de
step comme on peut le faire en France puisqu’elles ne sont pas capables de
s’accorder avec la musique !

Enfin bref ! Cette semaine de découverte du fitness a été une véritable
catastrophe dans l’ensemble et de surcroît une petite déprime s’en est suivie.
Et oui ! Parce que moi, je pensais que sur le continent américain le fitness
était juste : whaou ! Trop stylé, trop malade, trop bon quoi !
Je pensais même que je serai pas à la hauteur, que ça allait être trop
difficile pour moi, que j’allais en baver.
Au lieu de ça, je me rends compte que le niveau est à chier et je me demande
même si je vais pouvoir passer derrière tant de merde.

Évidemment, le constat que je fais est valable pour Chicoutimi, et en plus pour
une seule place qui est l’Université.
Alors très vite, j’appelle mon amie Audrey, elle aussi prof de fitness et
installée à Montréal pour lui relater mon expérience et chercher un peu de
réconfort.
Malheureusement, son expérience québécoise ne semble pas meilleure que la
mienne. Elle me confirme que le niveau et l’animation de cours collectifs, même
à Montréal, ne sont pas exceptionnels. Du moins, c’est ce qu’elle a pu
constater.
Et nous découvrirons quelques semaines plus tard qu’en fait, les profs de cours
collectifs ne sont pas formés au Québec. Ils n’ont aucun diplôme spécifique, ce
qui explique le niveau pourri des cours auxquels j’ai assisté cette semaine.
Certains ont bien un diplôme universitaire de kinesiologie (l’équivalent du
staps en France) mais la plupart des coachs qui détient ce diplôme est
entraîneur privé et pas instructeur de cours collectifs.
Les responsables de fitness s’accordent même pour me dire qu’en France mon
diplôme est beaucoup plus poussé et technique. Bah je confirme !

En tout cas, ça promet ! L’expérience fitness au Canada, ça semble mal parti 🙁.

Toutefois, durant cette même semaine, j’ai passé une entrevue avec un autre
organisme de fitness, et qui s’avère mieux me convenir.
L’entreprise s’appelle Majosport : Majo comme Marie-Josée, le nom de la
propriétaire, et Sport pour décrire l’activité de l’entreprise.
Son crédo c’est le bien-être de la femme, son émancipation et l’acceptation de
son corps tel qu’il est pour plus de plaisir et une meilleure santé, physique
et mentale.
Des valeurs que je défends en permanence dans mon métier 🙂.
Pas besoin de rentrer dans un 36 et de peser 45 kg pour être belle.

Les activités de Majosport, que l’on ne retrouve nulle part dans la région du
Saguenay Lac Saint-Jean, sont pour le moment axées sur le pôle dance, le pôle
fitness et le fitness aérien.
Actuellement en plein développement, elle est à la recherche de profs pouvant
assurer différents types de cours qu’elle aimerait mettre en place pour la
session d’hiver, soit à partir de janvier.
Mon profil l’intéresse beaucoup pour mes compétences en Pilates notamment et
surtout pour mon état d’esprit et mon approche santé et plaisir du fitness.
Elle aurait donc des heures à me proposer pour la mise en place de nouveaux
cours comme le Pilates, le fitness aérien, le stretching aérien et le yoga
aérien, tant pour un public de jeunes actives, que de jeunes mamans ou de
séniors, parce qu’il n’y a pas d’âge pour garder la forme 🙂.

Cela me conviendrait parfaitement mais il y a un petit hic…
C’est quoi le fitness aérien ? J’ai jamais fait ça moi !
C’est tout simplement une activité classique de fitness effectuée avec un voile
comme outil de travail. Un peu comme un TRX, les exercices de base restent les
mêmes mais on peut aussi exécuter quelques figures de cirque pour le fun 🙂.
C’est vraiment une activité qui pourrait me plaire, et Marie-Josée me rassure
en me disant qu’avec un peu de pratique je n’aurai aucun mal à donner des
cours. J’apprécie beaucoup la confiance qu’elle place en moi 🙂.
Pour se faire, elle m’inscrit à un cours le soir même après mon entrevue pour
que je me fasse une idée du cours.
Je reconnais qu’après une longue pause sans sport, certains exercices me sont
difficiles mais je me régale !

À défaut d’avoir apprécié les cours de l’Université, le fitness aérien aura été
la belle découverte de la semaine 🙂.
Maintenant, il ne me reste plus qu’à continuer l’entraînement pour être en
forme quand il faudra donner les cours cet hiver.
Affaire à suivre…

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