Canada : Celui qui faisait le bilan… calmement

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Jour 96 : samedi 24/09/2016

Notre escale de 4 jours sur l’île du Prince Édouard nous fait prendre
conscience que nous commençons à fatiguer du voyage.
Cela fait maintenant trois mois que nous sommes au Canada, dont deux mois et
demi que nous venons de passer sur les routes, à la découverte de la partie Est
du pays.
Nous avons vu de beaux paysages et avons rencontré des gens très sympas.
Et alors que ce mode de voyage itinérant, tout nouveau pour nous, nous excitait
beaucoup au début de notre périple, de part la liberté qu’il nous procure à
chacun de nos déplacements, voilà aujourd’hui qu’il nous fatigue.
Nous avons l’impression d’effectuer un voyage organisé en nous rendant
absolument partout dans le pays, comme s’il était impératif de tout voir.
Résultat, nous ne sommes plus très motivés pour aller visiter la province du
Nouveau Brunswick…

Alors quoi faire pardi ? 🙂
L’heure est venue de nous poser dans un café (au Tim Hortons bien sûr) pour
envisager la suite du voyage.

Plan A : les Îles de la Madeleine

[Canada : Celui qui faisait le bilan… calmement]

En effet, puisque nous sommes présentement sur l’île du Prince Édouard, il est
plus facile, rapide et moins coûteux d’accéder aux îles de la Madeleine depuis
cette province, les Îles étant situées à seulement 5h de bateau.
À la lecture du descriptif de ces îles dans les topos, ça semble pas mal
ressembler à l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, notre coup de coeur de cet
été.
Le problème, c’est que nous sommes déjà rendus à fin septembre. C’est l’automne
et nous commençons à nous les geler dans la voiture.
Nous vérifions donc la météo prévue pour ces prochains jours sur les îles et
nous rendons compte que le temps, bien que très ensoleillé, sera tout de même
assez frais.
Seulement 10-12 degrés avec des températures ressenties à seulement 8 degrés en
journée et 5 degrés la nuit.
Et il est prévu pas mal de vent !
Du coup, nous laissons tomber ce plan et le reportons à plus tard, peut-être au
printemps, nous verrons d’ici là la tournure que prendra notre voyage.

Il nous paraît clair que nous n’allons pas pouvoir séjourner trop longtemps
encore dans la voiture, surtout si le temps est humide…

Du coup, nous partons plutôt sur l’idée de retourner au Québec, en passant
rapido par le Nouveau Brunswick.
Et au Québec, on fait quoi ?

Plan B : faire du volontariat

En quittant la France pour le Canada, nous avions en tête d’effectuer durant
ces deux années de visa, des voyages à travers le pays, des expériences
professionnelles et du volontariat.
Tout ça, ce sont des projets mais évidemment, seul l’avenir décidera si nous
réaliserons tous nos projets ou non, car il suffit de pas grand chose pour
modifier ses plans (une rencontre, un bon job, un nouveau rêve, etc…).

N’étant pas encore dans le besoin urgent de gagner des sous (nous avons encore
des économies malgré un coût de la vie assez élevé au Canada, notamment pour la
nourriture), nous décidons de faire une demande de volontariat.
Au début, nous regardons beaucoup les offres sur le site HelpX car le site est
gratuit, et on y trouve absolument tout type de mission volontaire : dans des
fermes biologiques ou pas, pour du travail fermier ou de construction, auprès
de familles pour de la garde d’enfants, aide ménagère ou bricolage, ou encore
dans des auberges de jeunesse pour du nettoyage, de la réception ou du service.

En sachant que le bénévolat est très apprécié des employeurs canadiens, ce
serait un bon moyen d’acquérir une première expérience dans le pays.
Certes, le volontariat n’est pas rémunéré, mais le gîte et le couvert est
offert en échange de quelques heures de travail, ce qui permet de limiter ses
dépenses tout en profitant de ses journées de congé pour visiter et découvrir
la région.

Personnellement, je ne me vois pas garder des enfants gratuitement, cela ne me
conviendrait pas du tout.
Si je fais du volontariat, c’est pour apprendre et acquérir de nouvelles
compétences.
En revanche, cela pourrait nous être utile d’apprendre le service auprès d’une
auberge de jeunesse, si l’on souhaite ensuite travailler dans ce domaine à
travers le pays.
Le bémol dans l’organisation HelpX, c’est que nous lisons bien souvent des
offres de 35 à 40h hebdomadaires comprenant tout une liste de tâches à
effectuer, telles des offres d’emploi d’employé polyvalent.
Ce n’est du coup plus du tout du volontariat mais bien du salariat dissimulé
car la quantité de travail affligé au volontaire ne lui permet plus de profiter
de la région par manque de temps. Or, c’est l’un des principes fondamentaux du
volontariat : un échange de services contre le gîte et le couvert, permettant
au volontaire de voyager à moindre coût, en échangeant et partageant ses
connaissances tout en apprenant et développant de nouvelles compétences.

N’étant finalement pas hyper convaincus par l’organisation HelpX, nous étudions
davantage la possibilité de faire du wwoofing, spécialisé sur le volontariat en
fermes biologiques ou en devenir.

[Canada : Celui qui faisait le bilan… calmement]

L’aspect écologique et communautaire de Wwoofing nous séduit beaucoup plus.
Nous recherchons donc quelques offres de volontariat principalement en
Gaspésie, région que nous n’avons pas encore visitée.
Après une fastidieuse inscription à la communauté wwoofing (65$ par couple ou
50$ par personne), nous envoyons une demande à un couple dont l’annonce nous
plaît beaucoup.
L’expérience serait assez complète et intéressante.
En effet, l’offre parle de cultures biologiques de fruits et légumes, de
plantations d’arbres en forêt, d’aménagements de sentiers, de poules, de
bricolage, de construction d’une cabane à sucre, de la culture de plantes
comestibles et médicinales, de ruches, d’abeilles, de la fabrication de miel,
etc…
Bref, plein de bonnes choses à apprendre et qui pourront certainement nous
servir dans un avenir plus ou moins proche…

Plan C : nous poser et travailler

[Canada : Celui qui faisait le bilan… calmement]

Si nous ne trouvons pas de mission de volontariat rapidement, nous envisageons
plutôt de nous poser quelque part au Québec et de tenter une expérience de vie
et de travail pendant plusieurs mois.
Mais où nous poser ?
Montréal ? Il paraît que c’est plus simple pour le travail. Nous avons
d’ailleurs deux amis montpelliérains installés depuis deux semaines, qui ont
déjà trouvé un logement et un travail.
Mouais… Mais Montréal reste une grande ville, qui plus est, peuplée de
français.
Ce n’est pas trop ce que nous recherchons…
D’une part, nous n’avons jamais aimé les grandes villes, et d’autre part, nous
ne sommes pas venus au Canada pour retrouver des français et vivre comme à la
maison. Autrement, nous serions restés dans notre nouvel appartement de
Montpellier, nous avions bien de quoi nous occuper.

Du coup, nous hésitons plutôt entre la ville de Québec qui reste quand même à
taille humaine bien qu’elle soit la capitale de la province, et Chicoutimi dans
la région du Saguenay-Lac Saint-Jean, région que nous avons particulièrement
appréciée cet été et que plusieurs personnes rencontrées sur place nous ont
vantée.
Dans l’une ou l’autre des deux villes, nous avons des contacts, québécois et
immigrés, donc cela pourrait nous être plus facile de nous y installer que dans
une région où nous ne connaissons personne.

Après avoir passé toute la fin d’après-midi et soirée (de 16h à 21h) au café
Tim Hortons, nous savons plus ou moins ce que nous ferons ces prochains jours.
Nous arrêtons le voyage et allons faire soit du wwoofing, soit de la recherche
d’emploi et de logement à Québec ou Chicoutimi 🙂.
Tout va dépendre de la réponse que nous fera le couple de Gaspésie concernant
leur super offre de volontariat.

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