Jour 174 : dimanche 11/12/2016
Cet après-midi, nous allons nous promener sur la place du citoyen, où s’est
installé le marché de Noël.
Ce marché n’a rien d’exceptionnel comparé à ceux que nous pouvons trouver en
France où en Europe de l’Est.
La déco est jolie mais le marché est tout petit. Seulement une dizaine de
cabanes d’artisans et très peu d’ambiance. Et surtout il ne dure que 4 jours !
Cela dit, les marchés de Noël ne font pas vraiment partie du patrimoine
canadien…Mais dans ce cas, pourquoi vouloir suivre des traditions qui ne les
concernent pas ?
C’est comme Halloween en France ! Ca ne vient pas de chez nous, résultat ça
marche pas et c’est naze.
Enfin bref, Guigui en profite quand même pour goûter une saucisse cuite au feu
pour se réchauffer car après tout, c’est surtout ça la tradition du marché de
Noël : la dégustation ! 🙂
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Et puis, après avoir passé près d’une heure dans le froid sans bouger, par
-20°C, nos pieds commencent à geler alors nous nous réfugions au café Cambio
nous réchauffer autour d’un bon et véritable chocolat chaud, pas facile à
trouver depuis que nous sommes au Canada.
En effet, il est généralement trop sucré à cause du lait concentré qu’ils
mettent dedans.
Mais celui-ci est presque parfait, comme à la maison 🙂.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Jour 186 : samedi 24/12/2016
Aujourd’hui, c’est le réveillon de Noël, et la météo nous met en suspens sur
notre soirée.
En effet, s’il neige beaucoup comme c’est prévu, Guigui devra aller travailler
ce soir et il est donc possible que je passe le réveillon toute seule… 😞
N’ayant donc aucun plan en ce soir de Noël, nous traînons dans l’appart à ne
pas faire grand chose à part un peu de ménage et de la lessive.
En fin d’après-midi, nous nous rendons au café Cambio, d’une part pour y
prendre un goûter, mais aussi pour y acheter deux parts de bûche que nous
mangerons en temps voulu.
Finalement, il ne neige que très peu et les températures étant beaucoup plus
douces que ces derniers jours, elle ne tient pas vraiment au sol. Guigui et son
collègue se mettent donc d’accord pour rester tranquille et ne pas sortir
déneiger en ce soir de réveillon.
Alors nous nous programmons une petite soirée sympa au resto suivi d’un ciné.
Du moins, ça, c’était le plan, mais qui tombe vite à l’eau car il n’y a aucun
resto d’ouvert après 17h et plus aucune séance de cinéma après 16h.
Nan mais c’est quoi ce bled ?!!!
Si t’as pas de famille ni d’amis, le Noël est carrément triste à Chicoutimi !
Du coup, nous avisons et préparons un semblant repas de fête avec ce que nous
trouvons comme ingrédients dans le frigo et les placards, à savoir pas grand
chose…
Des patates, des oignons, du fromage à raclette…On va faire une Racliflette
végétarienne, une sorte de tartiflette mais avec de la raclette à la place du
reblochon, et sans lard parce qu’on n’en pas 😞.
Accompagné d’une salade verte et le tour est joué 🙂.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Heureusement, nous avons acheté deux parts de bûche pour le dessert, nous
rappelant un tantinet que nous fêtons Noël.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Pas de séance cinéma après 16h ?! Qu’à cela ne tienne, nous regardons un film
au lit, blotti l’un contre l’autre.
C’est sûr que notre réveillon n’est pas aussi festif que d’habitude, mais au
moins, nous évitons les éternelles disputes de fin de repas et les montagnes de
cadeaux qui nous rendent malades à chaque fois.
L’importance de Noël, c’est de partager avec les gens qu’on aime.
Bah nous, on s’aime comme des fous alors nous sommes contents de passer ce
moment (presque) tous les deux (les joies de la coloc), et pas chacun de notre
côté, Guigui à déneiger et moi à galérer ou déprimer à l’appart.
Jour 187 : dimanche 25/12/2016
C’est une belle journée qui s’annonce en ce jour de Noël, avec certes, des
températures qui retombent à -15/-20°C, mais sous un beau soleil et ciel bleu
dépourvu de nuages.
Alors pour profiter pleinement de cette superbe journée, nous allons nous
promener dans le parc de la Rivière du Moulin, situé dans la ville même de
Chicoutimi.
C’est vraiment beau de voir comme ce parc et cette rivière nous présentent un
cadre différent à chaque saison.
En effet, les bords de sentiers ainsi que les tables de pique-nique sont
recouverts d’une grosse épaisseur de neige, et la rivière, gelée par endroit,
laisse toutefois filer l’eau autour des rochers de glace.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Une agréable balade de près de 2h que nous terminons avec les cils gelés, car
le soleil a beau briller, il fait quand même froid 🙂.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
De retour à l’appart, je prépare un gâteau yaourt aux pépites de chocolat pour
un goûter réconfortant fait maison 🙂.
Une fois mes gâteaux cuits (j’ai fais beaucoup de pâte), Guigui et moi tenons
un léger débat quant à la forme de ces gourmandises…
Alors que je leur trouve une forte ressemblance à des tétons, Guigui, plus
naïf, pense que ça ressemble davantage à des mini-plats à tajine, une fois
démoulés.
Nous laissons libre à chacun d’imaginer ce qu’il veut… 😋
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Jour 190 : mercredi 28/12/2016
Après avoir passé deux jours sous la grisaille, c’est à nouveau une belle
journée qui s’annonce aujourd’hui.
Alors comme à chaque fois, nous essayons de profiter au maximum des journées
ensoleillées et du repos de Guigui pour nous promener et explorer la région.
Cette fois-ci, ce sont sur les Sentiers du Saguenay que nous allons marcher, un
autre parc de Chicoutimi.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Il fait froid mais c’est vraiment agréable de marcher dans ce paysage tout
blanc qui ne nous quitte plus depuis déjà un mois.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
La particularité de ce sentier est qu’il nous conduit, par un chemin assez
glissant, jusqu’à une plage entièrement recouverte de neige, le bord de l’eau
gelé.
C’est beau aussi une plage de neige 😉.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Jusqu’à présent, nous ne faisons que des balades à pied mais nous songeons
sérieusement à nous acheter des raquettes pour aller explorer encore plus loin
la nature du Saguenay.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Jour 193 : samedi 31/12/2016
En ce week-end de réveillon du nouvel an, une grosse tempête de neige s’abat
sur la province québécoise, et la région du Saguenay n’y échappe pas.
Depuis hier, Guigui travaille très dur. Il a parfois un mètre de neige à
dégager !
Quand je vois l’épaisseur de neige qui s’accumule sur la voiture du voisin, je
veux bien croire qu’il soit crevé quand il rentre du boulot.
Une fois de plus, Guigui s’entend avec son collègue pour ne pas sortir en ce
soir de réveillon afin de se reposer un peu.
Nous prévoyons donc de remettre notre plan de Noël à ce soir, mais sans le
cinéma car une fois encore, il n’y a pas de séances après 16h.
En revanche, pour notre dernier souper de l’année, nous mangeons au Parizza, un
resto français situé sur la rue Racine, à 10’ à pieds de chez nous.
C’est assez peu ordinaire d’aller manger dans une pizzeria un soir de nouvel
an, mais comme il nous est très difficile de manger des bonnes pizzas au
Québec, nous avons envie de nous faire ce petit plaisir, d’autant que le
français qui tient cette pizzeria en prépare d’excellentes au concept plutôt
original.
En effet, il propose des mets traditionnels français sur une pâte à pizza.
Notre repas se déroule ainsi : deux coupes de bulles offertes (Guigui boit les
deux et je m’offre évidemment un thé glacé, youhou c’est la fête 😉), et une
assiette de patates sarladaises que nous partageons en entrée, question de nous
sentir un peu comme à la maison en ce réveillon loin de chez nous et de nos
amis.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
S’en suivent une pizza Stella pour Guigui, composée de homard et chanterelles,
le tout flambé au Cognac, et d’une pizza Périgourdine pour moi, composée de
canard effiloché sur purée de patates douces, chèvre, gelée de canneberges et
roquette.
Les pizzas sont délicieuses et vraiment bien revisitées 🙂.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
Pour le dessert, je choisis le tiramisu à la canneberge tandis que Guigui
savoure un délicieux cheesecake à la pistache.
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
[Canada : Celui qui passait les fêtes de fin d’année au Québec]
À la fin du souper, nous discutons un peu avec le chef français du resto, qui
nous explique qu’il n’importe aucun produit pour ses pizzas originales. Tous
ses produits viennent du Québec et principalement de la région.
Du coup, le resto nous plaît encore plus car il adopte une attitude responsable
et écologique en choisissant le local.
Guigui étant hyper crevé de ces derniers jours de boulot, nous avons mangé de
bonne heure pour un soi-disant réveillon (vers 19h30), et nous sommes mis au
lit avant de passer en 2017.
Tout comme à Noël, notre réveillon du Nouvel An a été un peu particulier et peu
festif du fait que Guigui soit très fatigué et qu’il soit appelé à travailler
demain matin, mais une fois encore, nous avons terminé l’année tous les deux,
et c’est ça l’essentiel.
De toute façon, la nouvelle année arrivera de la même manière, que l’on fasse
la fête ou pas.
La société instaure comme une obligation de marquer cet événement, au point de
nous faire ressentir une pression sociale et le devoir de faire quelque chose
d’absolument spécial (et donc souvent onéreux) pour fêter la Saint Sylvestre.
Mais en réalité, est-ce si grave de ne rien faire cette soirée-là ?
En général, les plus beaux réveillons que nous ayons passés jusqu’à présent,
ont été les plus simples, entourés des gens qu’on aime autour d’une bonne table
🙂.
(Clin d’œil notamment au réveillon chez Delph et Nico avec Cécile à jouer à des
jeux de société toute la nuit et à regarder Madagascar, au réveillon dans le
Jura autour d’un repas à moitié raté mais où la bonne humeur régnait et où on a
fait de belles balades en raquettes, au réveillon en Auvergne avec des
crevettes, des teubê et une Poumette de 3 mois ½ toute mimie à croquer, etc,
etc….😉).
En fait, ce qui nous a un peu “choqué” ici au Saguenay, c’est que quelques
québécois autour de nous, nous ont demandé ce qu’on faisait pour les réveillons
de Noël et jour de l’an, ce à quoi nous avons répondu que nous ne faisions rien
de spécial car nous étions loin de notre famille et de nos amis, et que nous ne
connaissions quasiment personne au Saguenay.
De là, la plupart des gens nous a répondu : “ah ouin !” en grimaçant un visage
compatissant. Mais pour autant, personne ne nous a proposé de nous joindre à
eux.
Pour Noël par exemple, un gars (québécois et marié à une française) qui bosse
au Spa où je donne mes cours de yoga aérien, m’explique que d’une manière
générale, les relations avec les québécois sont assez difficiles à établir,
surtout pour des français, et qu’elles sont souvent perçues comme hypocrites
car ils ne se parlent jamais franchement et font toujours bonne figure.
Il me tient donc ce discours et poursuit qu’il y a de grandes chances pour que
nous passions Noël seuls si nous ne connaissons personne au Québec car personne
ne nous invitera.
Toutefois, il me propose de venir avec Guillaume passer le réveillon en sa
compagnie chez sa soeur, si jamais nous sommes seuls.
Une gentille attention, qui s’arrête malheureusement à des belles paroles car
bizarrement, il ne me communique pas ses coordonnées.
Étrange non ?
Perso, quand j’invite une personne, je lui laisse au moins mon numéro de
téléphone…
En discutant avec mon amie Audrey à Montréal, elle me dit que la situation est
identique. Tout le monde leur demande à elle et Jonathan ce qu’ils ont prévu
pour les fêtes et quand ils répondent qu’ils n’ont rien ni personne au Québec
avec qui passer les réveillons, les gens leur exprime une certaine pitié mais
en ont en réalité rien à faire.
“Ah ouin, c’est triste que vous soyez pas avec votre famille…” et tchao bye bye.
Novembre 2016
Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Jenni qui rédige cet article… en
même temps cela me concerne plus particulièrement 😉
Contrairement à ce qu’on pensait au début, trouver un travail ici n’est pas si
facile.
Ça l’est sûrement plus à Montréal et peut-être aussi à Québec, mais au Saguenay
le marché du travail n’est pas idéal.
En fait c’est un peu comme en France : sans expérience, pas de job.
La région n’est en effet pas la plus dynamique de la province et on subit
beaucoup plus la loi de l’offre et de la demande.
Pour un emploi proposé, nous sommes nombreux à postuler et c’est donc
l’expérience qui fait la différence.
Même pour un job de 15 jours à étiqueter des articles pour une entreprise
forestière, je me suis fait recaler car je n’avais pas d’expérience dans le
domaine industriel… pour étiqueter des articles :/
De plus les « entretiens » sont souvent déroutants et même si on a l’impression
que ça c’est bien passé, ça n’est pas forcément le cas. On a parfois
l’impression que la personne en face est un peu hypocrite, ou en tout cas moins
franche que les employeurs français auxquels j’ai été confrontés.
J’avais par exemple postulé pour un poste de serveur dans un restaurant de
sushis en plein centre-ville, à 10 minutes à pieds de l’appart.
L’entretien se passe bien, la responsable me demande si ça me dérangerait de
faire aussi sushiman (cuisinier pour sushi) en précisant que ne pas avoir
d’expérience est parfois un plus pour être formé comme ils l’entendent, et
qu’un autre restaurant de la même enseigne recherche aussi un cuisinier. Elle
me dit qu’elle en parlera à l’autre responsable quand elles iront à Québec en
fin de semaine et me rappellera en début de semaine suivante pour me donner une
réponse.
Je rentre donc assez confiant en me voyant déjà préparer des sushis, à la
grande joie de certaines qui me verraient bien en rapporter à l’appart de temps
en temps 🙂
En début de semaine suivante, n’ayant pas de retour, je passe au restaurant
voir la responsable qui me tient un tout autre discours : finalement, elle
n’est pas pressée car elle ne cherche que pour début décembre (on est alors
début novembre) et n’a pas parlé à l’autre responsable, mais elle la reverra à
la fin de mois… bref j’attends toujours son retour ! (On a même mangé
récemment dans ce restaurant, servi par cette même responsable : aucune
réaction).
Autre situation, toujours pour du service mais cette fois-ci en banquet. Le
boss me contacte un jour en me disant qu’il aurait besoin de moi pour un
banquet le soir même. Super ! 🙂
Il me rappelle moins de 5 minutes plus tard en me disant qu’il a finalement pu
joindre une autre personne ayant plus d’expérience qui est disponible pour ce
soir… un peu limite comme comportement (et je passe le fait qu’il était déjà
censé me contacter 2 ou 3 semaines plus tôt et que j’étais prêt à acheter des
vêtements pour ce job, ce que je n’ai pas fait heureusement).
J’ai postulé à pas mal d’offres pour tout type de job mais je n’ai eu que très
peu de retour.
C’est finalement une entreprise multiservices qui m’a contacté pour un emploi
de pelleteur de neige courant novembre.
Comme métier pour un français venu passer l’hiver au Québec, on ne peut pas
faire plus cliché ! 🙂
J’accepte car de toutes manières je n’ai pas d’autres opportunités.
Mais le hic c’est que c’est un emploi « sur appel » et qu’il ne neige pas encore
donc pas de travail (et donc pas de paye).
Comme l’entreprise ne fait pas que du déneigement, ils m’ont tout de même fait
travailler quelques heures sur d’autres tâches.
J’ai du par exemple démonter des barres de fer permettant de vérouiller des
containers de recyclage et les remonter sur d’autres (ne me demandez pas
pourquoi…).
Ici ils disent démancher des barrures 🙂.
Pas facile à capter surtout quand on bosse avec un pur saguenéen de Bégin qui a
un bon accent pour un jeune. Mais Franck a bien insisté pour que je le fasse
répéter quand je ne comprends pas, bien conscient qu’il n’articule pas beaucoup
🙂
[Il faut grimper dans le benne pour démonter les barres, heureusement que c’est
le recyclage ! :)]
[Il faut grimper dans le benne pour démonter les barres, heureusement que c’est
le recyclage ! :)]
Il faut grimper dans le benne pour démonter les barres, heureusement que c’est
le recyclage ! 🙂
Autre boulot, toujours avec cette même entreprise : défricher une parcelle
abandonnée derrière un concessionnaire, retirer les cutters et aplanir le
terrain.
Que sont les « cutters » me direz-vous ?
Et bien grâce à Jérôme (notre ami québécois), j’ai pu me sentir moins con quand
on m’a présenté la job (oui, ici ce mot est féminin) car il nous en avait parlé
quelques jours avant.
Ce qu’ils appellent ici « cutters », ce sont des bornes en béton. D’après les
explications de Jérôme, cela viendrait de l’époque où les francophones
travaillaient avec des anglais qui indiquaient la mention « cut here » (coupez
ici) entre les bornes lors de leur confection. Mais les français et leur
légendaire talent en anglais ont simplement lu les indications”à la française”
😉.
En tout cas, cette job m’a permis de conduire mon premier pick-up ! 🙂
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
Puis la neige est enfin arrivée à la fin novembre, et les heures de travail
avec.
Dans mon équipe nous étions trois mais sommes maintenant plus que deux. Nous
devons déneiger à la pelle et sabler/saler les portes d’entrées, issues de
secours et trottoirs de 13 petits hôpitaux ou centres d’hébergements de la
ville.
C’est la plupart du temps un travail de nuit car il faut que tout soit dégagé
le matin vers 6h30-7h avant l’arrivée des employés.
Mais comme la neige ne tombe pas que la nuit, on doit parfois sortir en journée
pour que tout soit propre à l’heure du souper (le dîner en France).
C’est un travail qui le change du boulot de bureau en France, mais ça me plaît
car ça me fait découvrir autre chose, je suis dehors et c’est pas prise de tête.
Par contre, c’est très physique et le rythme est assez fatigant car mon cycle
de sommeil est saccadé (4h de sommeil par-ci par-là), mais pour le moment c’est
plutôt le fun comme job (sauf quand le vent se lève, là ça peut former des
congères assez difficiles à déblayer, et en plus le vent ça fouette le visage,
d’où mon équipement 😉).
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
Et quand il se met vraiment à neiger, ça s’accumule assez vite, surtout si le
vent s’y met !
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
Parfois, en rentrant tôt le matin, je peux observer un magnifique phénomène de
brume sur la rivière Saguenay.
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
[Canada : Celui qui pelletait de la neige]
En résumé, des fêtes de fin d’année peu festives et un peu tristoune, mais des
sous sont rentrés et nous avons eu plusieurs jours de beau temps qui nous ont
permis de faire de belles balades.
Donc, comme dirait les québécois : ce n’était pas si pire 😉.