Jour 53 : vendredi 12/08/2016
Le temps de prendre un petit déj une fois de plus devant le lac (on finit par
s’y habituer de manger devant de si beaux paysages 😉), de nous laver à la
piscine municipale et nous reprenons la route jusqu’à Cartwright.
Un trajet de 390 km sans station service sur la route 510 !
Et bien que l’essence soit assez chère au Labrador, nous faisons quand même le
plein avant de quitter Happy Valley Goose Bay car ce n’est pas le moment de
tomber en panne.
Les 90 premiers kilomètres se font sur une route asphaltée, puis c’est une
route de graviers que nous empruntons, un peu plus difficile que la 389
québécoise que nous avions pris jusqu’à Fermont.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Dans l’ensemble, la route se fait plutôt bien, excepté une portion de 60 km
environ, plus difficile car plus étroite avec des trous et du gravier de plus
en plus gros.
Toute cette poussière, ça va encore salir notre titinne…
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Vers 13h30, nous faisons une petite pause casse-croûte sur le bord de la route
déserte qui longe la rivière, quand soudain une grosse averse nous tombe
dessus, accompagnée d’un vent violent remuant toute la poussière de la route.
Nous nous enfermons dans la voiture et attendons que ça passe avant de
reprendre la route.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
En chemin, de jolies forêts de sapin et de belles petites fleurs, mais aucune
grosse bête en vue.
Nous qui pensions rencontrer des orignaux ou des ours en ces territoires isolés…
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Et puis nous arrivons à notre première intersection depuis le début de ce
périple au Labrador. Tout droit, la route 510 nous mène un peu plus au sud,
nous rapprochant de la côte, mais nous décidons de prendre à gauche la route
516, une autre petite piste de graviers de 90 km menant à Cartwright, un
village de pêcheurs.
Certes le village est mignon mais il semble bien mort.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Le village de Cartwright étant l’une des étapes pour les traversées en bateau
jusqu’au village de Black Tickle (que nous avions hésité à faire), il y a quand
même un bureau d’informations touristiques.
La dame responsable de ce bureau est très sympa et selon elle, il y a plein de
choses à voir au village et plein de randonnées à faire.
Mouais, enfin t’emballe pas trop Madame !
Les balades qu’elle nous présente sont en réalité des petites marches de
quelques minutes menant selon elle à de très beaux points de vue.
Ok, nous réfléchissons un instant.
Il pleut, le village semble assez plat donc à priori une marche de quelques
minutes ne peut pas nous emmener bien loin ou du moins pas à des points de vue
bien différents de ceux que nous voyons présentement.
Nous décidons donc de ne pas aller marcher sous la pluie et d’aller jeter un
œil à l’endroit super sympa qu’elle nous recommande pour passer la nuit.
Heuuu…elle se ficherait pas un peu de nous la Madame ?
C’est ça sa super place ? Un terrain sablonneux (un coup à rester embourbé)
avec 3 bagnoles complètement mortes.
En fait son endroit super sympa n’est rien d’autre qu’une casse !
Pas convaincus par l’intérêt du village, nous reprenons la route et nous
rendons à Paradise River, à mi-chemin sur la route 516 entre Cartwright et le
croisement avec la route 510.
Avec un nom comme celui-ci, nous devrions sûrement trouver un coin paradisiaque
où passer la nuit.
Quelques maisons de pêcheurs construites ici et là en bord de rivière mais
aucun endroit où stationner la voiture.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Le soleil est de plus en plus bas alors nous retournons sur la route 510 où
nous avions repéré une aire de repos au bord de la route.
Cette route étant très peu empruntée, nous ne devrions pas être dérangés par le
bruit de la circulation.
Bilan de la journée, nous sommes un peu déçus de nous être rendus jusqu’au
village de Cartwright pour rien car cela nous fait consommer pas mal d’essence,
assez chère dans ces contrées reculées mais malgré tout, les paysages le long
de la route 516, bien que toujours les mêmes, restent vraiment superbes.
Et nous devons bien reconnaître que cette impression d’être isolés au milieu
des forêts boréales nous est bien agréable.
Et puis, c’était drôle comme à Cartwright, tous les habitants nous ont salué de
la main en nous croisant en voiture. C’était comme s’ils nous connaissaient.
Alors nous nous sommes prêtés au jeu et les avons également salué à notre tour
🙂.
Jour 54 : samedi 13/08/2016
La nuit a été difficile. Nous avons tous les deux eu froid au point d’enfiler
les grosses chaussettes en laine au cours de la nuit.
Quand nous relevons les rideaux, nous avons la mauvaise surprise de voir qu’il
y a un pick-up stationné juste derrière nous, mais vraiment tout près !
Nan mais sérieusement, il y a de la place partout sur l’aire de repos mais il
faut que le type vienne se coller à notre voiture !
Nous sommes obligés de bouger si l’on veut avoir un peu d’intimité…
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Comme d’habitude, nous prenons notre petit déjeuner à l’intérieur de la voiture
à cause de toutes ces bibittes assoiffées de sang qui se jettent sur nous pour
nous dévorer.
On nous avait bien dit que les mouches noires étaient plus féroces au Labrador
et nous le confirmons !
À 9h30, nous reprenons la route en direction de Saint Lewis, un autre petit
village de pêcheurs situé sur la route 513.
Rien de spécial à y faire dans ce village, mais il est bien plus mignon que
Cartwright.
Le soleil brillant davantage aujourd’hui, il modifie certainement notre vision
des choses…
Du soleil certes, mais aussi beaucoup beaucoup de vent !
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Nous hésitons un moment à rester dans ce village le temps d’une sieste car nous
sommes fatigués de la nuit passée mais reprenons finalement la route.
Un petit arrêt à Mary’s Harbour, un autre village de pêcheurs qui fait tout de
suite plus chic que les villages précédents.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
En effet les maisons sont plus grosses et mieux entretenues.
C’est d’ici que part l’expédition pour l’île de Battle Harbour donc leur
croisière à 500$ pour 2 personnes doit certainement leur rapporter du fric…
Quelques photos de ce charmant village et nous poursuivons notre route jusqu’à
Red Bay, notre dernière étape de la journée.
Cette portion de route d’une distance de 100 km qui sépare Mary’s Harbour de
Red Bay, est vraiment sympa. Les paysages ont soudainement changé, les denses
forêts de sapin laissant place à un paysage plus aride et vallonné.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Toujours autant de lacs qui dessinent ce paysage mais qui sont désormais plus
visibles depuis la route.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Arrivés à Red Bay vers 14h30-15h, nous avons parcouru aujourd’hui 320 km en 5h
et n’avons roulé que sur de la route de graviers.
La voiture est dégueulasse !
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Nous avions lu que la Coastal Drive du Labrador (la route du littoral) était de
loin la plus belle de la province et c’est vrai que nous nous sommes régalés
sur cette dernière portion de route.
Et c’est pas fini !
La Labrador Coastal Drive se poursuit encore jusqu’à la frontière avec le
Québec 🙂.
Mais avant de poursuivre notre route plus au sud, un petit arrêt au village de
Red Bay, qui regorge de beauté et d’histoire.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Nous commençons avec la visite du lieu historique national, un site inscrit au
patrimoine de l’UNESCO et qui nous est gratuit grâce à notre Pass Parcs Canada
😉.
Ce musée retrace l’histoire de Red Bay, le plus grand port de baleiniers
Basques au cours du 16e siècle.
C’est ici que sont venus les Basques français et espagnols pour chasser la
baleine afin d’en récupérer leur graisse qu’ils transformaient en huile, dans
le but de la revendre ensuite partout en Europe.
En effet, c’est avec cette huile de baleine que les européens s’éclairaient, se
chauffaient et fabriquaient du savon.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
C’est également dans le port de Red Bay que s’est échoué à la même époque, lors
d’une très grosse tempête, un bateau chargé en huile de baleine. Il était
quasiment prêt à partir quand il s’est échoué à quai.
C’est quand même pas de chance…
Son épave a été retrouvée en 1978, à seulement une dizaine de mètres de
profondeur.
Du matériel ainsi que des sépultures ont été retrouvées sur la côte lors des
fouilles archéologiques, permettant aujourd’hui d’en apprendre davantage sur
l’histoire du Canada, intimement liée aux français.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Après avoir visité ce musée, nous recherchons une place où nous poser pour la
nuit.
Nous trouvons un endroit sympa en bord de route, avec vue sur l’estuaire entre
le Saint-Laurent et la mer du Labrador.
Là on y observe les oiseaux, à priori des fous de bassan, en pleine pêche.
Ils sont impressionnants à regarder plonger. On croirait des bombes.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Et puis, la nuit passée ayant été difficile et la route d’aujourd’hui un peu
longue, nous faisons une sieste avant de préparer le souper 😉
Finalement, la route située juste derrière nous étant malgré tout assez
empruntée, nous décidons de bouger de là et trouvons une place plus au calme à
peine plus loin.
Jour 55 : dimanche 14/08/2016
Au réveil ce matin, un soleil radieux, un ciel dépourvu de nuage et une vue
splendide sur la mer. Bref, une belle journée qui s’annonce 🙂.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Dehors, c’est infesté de mouches noires alors une fois le petit déjeuner pris
(à l’intérieur de la voiture une fois de plus), nous nous badigeonnons de
répulsif et partons pour notre première balade de la journée.
Le départ se fait à deux pas de notre stationnement, c’est parfait 🙂.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
La balade, qui se fait entièrement sur une passerelle en bois, compte 670
marches en montée progressive.
Environ 1h de marche vraiment agréable avec des superbes points de vue sur le
village de Red Bay, son port et le large.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Beaucoup de bibittes au début de la balade mais nettement moins dès lors que le
vent se lève.
En chemin, nous sommes entourés de tourbière, une végétation regorgeant de
plaquebières, ce petit fruit de couleur orangé, également appelé “Chicouté” au
Québec, issu des ronces et très répandu dans les pays nordiques.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Plus nous prenons de la hauteur et plus le paysage est spectaculaire.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Et puis, nous redescendons ensuite vers la côte, à la recherche d’ossements de
baleine.
Nous commençons par les rater, les confondant avec des grosses pierres, jusqu’à
en voir une vraiment imposante et de forme étrange qui nous fait comprendre
qu’il s’agit bien d’un ossement.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
La balade se poursuit le long de la plage, au paysage plutôt sauvage.
Ici, quantité d’algues et de coquilles d’oursins, certainement le repas de
toutes ces mouettes et goélands.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Entouré de tous ces rochers, nous ne nous lassons pas d’observer la beauté que
nous offre Mère Nature.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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De retour de notre balade un peu avant midi, nous nous dépêchons d’aller au
port pour prendre un petit bateau qui amène à Saddle Island, une île située
juste en face, à moins de 5 minutes de traversée et pour seulement 2$ par
personne.
Et le départ est à 12h.
Évidemment, nous arrivons au dernier moment pour acheter les tickets, mais tout
va bien ! D’ailleurs, nous sommes même très en avance, ou en retard (tout
dépend du point de vue), car la nana de la billetterie nous informe qu’à Red
Bay, il y a une demie heure de plus qu’au nord du Labrador.
Cela signifie que lorsqu’il est 12h au Québec, il est 13h au nord du Labrador
et 13h30 au sud du Labrador ainsi que sur l’île de Terre-Neuve.
Concernant notre bateau, nous avons raté celui de midi puisqu’en réalité il est
12h30 quand nous achetons les tickets. Nous sommes donc hyper à l’avance pour
le bateau de 13h 🙂.
Nous pouvons donc grignoter un morceau avant de partir nous promener sur Saddle
Island.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Cette île située juste en face du port de Red Bay, est le lieu où les
baleiniers Basques du 16e siècle faisaient fondre la graisse de baleine pour la
transformer en huile.
C’est ici que les archéologues ont retrouvé les fondoirs et les sépultures de
l’époque.
Toutefois, lors de notre promenade de 2 km, nous ne voyons ni fondoirs ni
tombes, certainement recouverts par la végétation.
En revanche, l’île, très exposée au vent et habitée par les oiseaux marins,
héberge deux petits canots échoués que nous supposons dater du 16e siècle.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Nous y voyons aussi “le Bernier”, un bateau échoué à quai en 1966, 400 ans
après le San Juan, le fameux bateau basque retrouvé dans la baie en 1978.
Cette épave est restée telle quelle, rien à bougé.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
En tout cas, nous qui voulions voir les terres sauvages du Labrador, nous
sommes servis !
Et pas besoin d’aller dans les villages inuits inaccessibles par la route et
horriblement coûteux pour observer une nature incroyable.
À Red Bay, il n’y a pas grand monde au village, et l’île de Saddle Island n’est
habitée que par les carcasses de bateaux, les oiseaux par centaines, les
rochers et les vagues.
Beaucoup de vent aussi, qui rend le lieu encore plus sauvage, mais le soleil
est bien présent 🙂.
Nous passons 2h à nous promener sur l’île avant de reprendre le bateau qui nous
ramène sur la côte.
Là, nous nous réchauffons un peu au petit café-resto du quai autour d’un
chocolat chaud pas terrible et de délicieuses pâtisseries locales.
Une tourte aux plaquebières pour moi et une glace aux différentes baies dont la
plaquebière pour Guigui.
Nous profitons du chaleureux soleil à travers la fenêtre pour nous détendre, à
l’abri du vent.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Et puis une fois réchauffés, nous ressortons affronter le vent pour une
dernière balade près du port.
Cette fois-ci, elle nous amène un peu plus vers les terres, ce qui ne fait pas
tomber le vent pour autant…
Une petite marche d’à peine 20 minutes qui nous fait passer par deux cimetières
typiques du continent nord américain, c’est à dire avec les tombes enterrées
dans la pelouse.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Un traîneau et une réserve de bois également, pour préparer l’hiver qui s’en
vient bientôt 😉.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
La fin de journée est déjà là, nous allons à la station service nous renseigner
sur les prix des douches qu’elle met à disposition.
Quand nous posons la question à la vendeuse ou gérante (on ne sait pas) de la
station service, elle nous regarde d’abord, réfléchit quelques secondes et nous
annonce finalement 10$ chacun !
Ah la blague ! Elle ne peut pas être sérieuse ! Nous n’avons jamais eu ces
prix-là jusqu’à présent.
Et bien si !
Du coup, comme c’est évident qu’elle veut nous arnaquer (le regard et temps de
réflexion avant de nous répondre l’ont trahi, sans oublier que le prix qui
n’est affiché nulle part), nous laissons tomber la douche pour aujourd’hui et
trouverons une personne plus honnête demain.
Nous allons ensuite au bâtiment municipal pour essayer de capter internet.
Pas d’internet ni de réseau téléphonique, mais le bâtiment encore ouvert un
dimanche à 17h30 est complètement vide.
Personne à l’intérieur.
Nous trouvons bien mieux qu’Internet !
Une cuisine avec plaques électriques, un frigo, un congélateur, des toilettes.
Bref, un endroit sympa où passer la soirée à l’abri du vent et des bibittes 😉.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Pas de douche certes, mais des lavabos dans chacun des wc qui nous permet de
faire une grande toilette de chat comme on dit.
Et l’eau est super chaude !
Tout ça pour gratuit, que demander de plus ? 🙂
Jour 56 : lundi 15/08/2016
Cette nuit, bien que le bâtiment dans lequel nous avons passé la soirée hier
était parfait pour dormir à l’abri du vent, nous avons préféré passer la nuit
dans la voiture, afin d’éviter de nous faire virer au réveil par le personnel
de ce bâtiment. Faut pas oublier que nous sommes lundi aujourd’hui, et il y a
sûrement des gens qui bossent…
Et nous avons bien fait, car nous sommes restés stationnés juste devant le
bâtiment et quand il a fallu aller faire pipi ce matin, nous avons bien entendu
des voix et aperçu un gamin devant un ordinateur dans la salle d’exposition
mais personne ne nous dit quoique ce soit.
C’est un vrai moulin !
Après avoir refait le plein d’essence et d’eau, et avoir rendu notre téléphone
satellite (qui heureusement ne ous a pas servi), nous quittons Red Bay et
reprenons une route asphaltée jusqu’à la fin de notre parcours au Labrador.
Ah ! Ça fait du bien de rouler sur du goudron ! C’est moins fatiguant. 🙂
Nous faisons un premier arrêt à 30 km, au Parc de Pinware qui, en réalité est
plutôt un camping en bord de plage.
Nous faisons un rapide tour du propriétaire en voiture, une pause pipi dans les
toilettes sèches et c’est reparti pour des paysages de plus en plus vallonnés.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Nous traversons les minuscules villages de West St Modeste et de Capstan
Island, toujours en bord de plage, pour arriver ensuite à l’Anse au Loup un
plus gros village.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Encore 10 km et nous arrivons à l’Anse Amour. Quel joli nom ! 🙂
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
Ici s’élève le plus haut phare de l’Est du Canada nommé Point Amour.
Autour de ce phare haut de 30 mètres, nous nous baladons à travers les prairies
qui bordent la mer et régalons nos yeux à observer ces si beaux paysages :
l’estuaire du Saint-Laurent, les oiseaux qui plongent à la recherche de
poissons à manger, les rochers, le phare, les hautes herbes, les fleurs de
prairie, les montagnes et falaises au loin.
Toutes cette beauté bercé par le doux son de la mer et du vent.
[Canada : Celui qui prenait la route côtière du Labrador]
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Sur la plage, encore des carcasses de bateaux échoués au début du 20e siècle.
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Une promenade d’environ 1h au grand air, ça fait du bien ! 🙂
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