Animatrice de tir à l’arc
Les 1er et 2 février 2018, je vis une nouvelle expérience de travail, celle
d’animatrice de tir à l’arc pour enfants dans le cadre des Polar Games.
Les Polar Games, c’est le rassemblement de tous les enfants de 6è année du
Yukon. Ces enfants viennent à Whitehorse pour expérimenter diverses activités
sportives telles que le tir à l’arc, la pétanque, le patinage de vitesse, le
football, le basketball, la natation et bien d’autres encore.
En ce qui me concerne, ni connaissant absolument rien en tir à l’arc, mon rôle
est plutôt de venir en aide à l’équipe d’animateurs, tant pour l’installation
et le rangement des équipements que pour les directives de tir à donner aux
enfants.
Par directives, j’entends les différents coups de sifflet qui leur indique à
quel moment ils peuvent s’installer, s’armer, tirer et récupérer leurs flèches
en toute sécurité.
Ce n’est pas un travail très demandant, mais c’est quand même fatigant de
devoir supporter des gamins agités toute la journée.
Mais bon, ça me fait deux jours de travail très bien payés et je trouve
toujours intéressant d’essayer de nouveaux emplois [🙂].
Vendeur dans un magasin de sports de plein air
Après avoir été gentiment remercié par sa responsable chinoise du restaurant
Tokyo Sushi pour la simple et bonne raison qu’elle a de nouveaux employés venus
de Taiwan qui prendront sa place (bah oui, les taïwanais ils parlent mandarin
eux !), Guigui se fait embaucher comme vendeur au magasin Coast Mountain, la
seule et unique boutique spécialisée dans les activités de plein air.
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Son salaire n’est pas formidable mais même avec un temps partiel de trois jours
par semaine, il a droit à plein d’avantages : de grosses réductions sur les
articles du magasin (et dont je profite un peu…), ce qui comprend également les
produits vendus chez Sports Experts, le Decathlon de chez nous mais en beaucoup
plus cher. Parfois, il reçoit même des articles gratuits apportés par les
représentants des marques lors des formations sur les produits.
Également, la location du matériel de ski de fond ou alpin, ou même de
raquettes lui est offerte. Et selon le nombre d’employés présents sur les
pistes du Mont Sima, il peut avoir le pass gratuit pour le domaine skiable.
C’est donc plutôt cool [🙂].
Son travail chez Coast Mountain nous permet également d’assister, les 22 et 23
mars, au festival du film de montagne, le Banff Mountain Film Festival,
sponsorisé par le magasin et dont le thème n’est autre que la montagne et les
sports ou activités extrêmes de plein-air.
Guigui a droit à deux billets gratuits pour ces deux jours de festival. Je peux
donc en profiter également [🙂].
Ces deux soirées de projection sont vraiment bonnes et les films que nous
regardons nous font rêver à d’autres destinations pour des activités de plein
air comme la randonnée ou le kayak.
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Au-delà des avantages que l’entreprise lui offre pour compenser le petit
salaire, le travail en lui-même est surtout plus intéressant qu’au restaurant
japonais.
En effet, Guigui en apprend beaucoup plus sur la technicité des produits de
plein air, et tout ça en anglais [😉].
Bien que son poste soit polyvalent, (il doit être capable de renseigner le
client sur n’importe quel produit vendu en magasin), il est souvent basé aux
rayons équipements de camping (son rayon préféré) ainsi qu’aux chaussures de
randonnée (son 2ème rayon préféré) [🙂].
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Guigui apprécie beaucoup l’ambiance de travail avec ses collègues, ainsi que la
politique de vente de la boutique.
Ici, pas de concurrence entre les vendeurs, mais parfois, un concours est mis
en place pour vendre le maximum de produits d’une marque bien précise.
Par exemple, le concours que Guigui remporte dans les premières semaines de
travail concerne la marque Arc’Teryx. Pour chaque produit vendu de la marque,
peu importe son prix, le vendeur doit déposer son nom dans une urne et le
tirage au sort décidera à qui offrir un cadeau de la marque. Aucune concurrence
donc entre les vendeurs mais effectivement, plus l’employé vend de produits
Arc’Teryx, plus il y a son nom dans la boîte et plus il a de chances d’être
tiré au sort.
C’est en vendant une simple ceinture à pas très chère et une veste à son ancien
collègue de Tokyo Sushis que Guigui réussi à se faire piocher parmi tous les
noms de ses collègues.
Il remporte une belle veste à capuche isolante en duvet, d’une valeur de 430$
CAD (soit environ 285€).
Pas mal non ? [🙂]
Des soirées, appelés 5 à 7 au Canada, sont également organisées après le
travail, généralement le jeudi ou le vendredi soir, afin d’instaurer une
ambiance conviviale au sein de l’équipe.
Guigui découvre lors d’une de ses soirées, le broomball, une sorte de hockey à
la différence que le palet est remplacé par une petite balle et la crosse par
un balai.
Aussi, les joueurs ne portent pas les patins à glace mais des chaussures
spongieuses qui permettent de courir sur la glace sans trop se vautrer.
Un sport typiquement canadien.
Une activité qui l’a bien amusé mais aussi beaucoup sollicité, musculairement
parlant [😉].
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Enfin, Guigui apprécie de travailler pour un commerce local à Whitehorse, et
qui plus est, propose des marques de plein air pour la plupart assez
responsables sur le plan à la fois écologique et éthique [🙂]