Jour 256 : samedi 04/03/2017
Voilà maintenant quatre mois et demi que nous sommes au Saguenay et que nous
vivons notre premier hiver québécois.
En nous installant dans cette région plus reculée du nord du Québec, notre
objectif était dans un premier temps de tenter l’aventure du travail à
l’étranger et notamment du fitness en ce qui me concerne, loin des grosses
villes, à proximité de la nature et des activités de plein air, et au plus
proche des Québécois.
Dans un sens, les objectifs sont atteints puisque nous avons tous les deux
trouvé un emploi, typiquement local pour Guigui qui s’est vu faire pelleteur de
neige, et typiquement fitness et bien-être pour moi.
Pour ce qui est de la nature, elle est omniprésente dans la région du Saguenay
et donc facilement accessible, que ce soit dans les parcs urbains tels que La
Rivière du Moulin, Rosaire-Gauthier et bien d’autres, que ce soit dans le parc
national des Monts-Valin, dans les différentes stations de ski situées à moins
de 45 minutes de Chicoutimi, et j’en passe.
Il y a vraiment de quoi s’occuper tout l’hiver dans cette belle région du
Saguenay, et sans trop dépenser d’argent, à condition bien sûr d’apprécier le
plein air.
Enfin, pour ce qui est d’être au plus proche des Québécois, ah ça oui, nous
l’avons été ! Pour le meilleur comme pour le pire 🙂.
Donc, nous pouvons dire que notre expérience hivernale québécoise se passe bien
pour le moment, et pourtant, nous devons donner une autre direction à notre
voyage afin de lui donner un sens.
En effet, le coût de la vie au Québec est si élevé comparé aux revenus versés
que pour nous en sortir financièrement, il nous faut :
- arrêter de manger bio et sain, ce qui signifie se bourrer de pesticides,
d’OGM et d’hormones. Et oui parce que c’est quand même ça la bouffe en
Amérique du Nord. Merci mais non merci. Nous avons des principes et nous
y tenons.
Ou
- Travailler minimum 50 à 60 heures par semaine pour se payer le loyer d’un
tout petit appart rien que pour nous deux et pour s’offrir des loisirs.
Les loyers ne sont pourtant pas très élevés au Québec et encore moins à
Chicoutimi, mais les revenus des petits boulots comme celui que fait que
Guigui ou même le fitness (je suis payée l’équivalent du revenu minimum
français, soit deux à trois fois moins qu’en France), sont tellement bas
par rapport au coût de la vie, que pour joindre les deux bouts, il faut
beaucoup travailler. Et c’est d’ailleurs tout fait normal ici de
travailler plus de 50 heures par semaine. Ça ne choque personne. Mais il
n’est pas question pour nous de travailler autant et pour si peu ! Ça n’a
jamais été notre objectif en venant au Canada. Qu’on se le dise, quand on
travaille 60 heures par semaine, on est tellement crevé qu’on ne dépense
même plus l’argent gagné pour les loisirs. Alors l’intérêt dans tout ça ?
Travailler c’est bien, mais si c’est pour faire un boulot mal payé, qui ne nous
plaît pas ou qui n’est pas en accord avec nos convictions, ça n’a pas de sens.
Travailler d’arrache-pied pour gagner plus d’argent mais ne pas pouvoir
profiter du voyage, ça n’a pas de sens non plus à nos yeux.
Comme nous ne souhaitons pas céder à ces deux conditions, il nous faut donc
trouver une autre alternative pour continuer de profiter pleinement de notre
voyage.
C’est là que nous est venu l’idée de faire du volontariat.
Qu’est-ce que le volontariat ? Le principe est simple. Il s’agit de donner
quelques heures de travail (non rémunéré – généralement environ 25h par
semaine) en échange du gîte et du couvert (généralement 3 repas par jour).
Cela permet à l’hôte d’avoir non seulement de la main d’oeuvre à pas chère mais
aussi de voyager tout en restant chez lui car il peut recevoir des volontaires
de partout dans le monde. Quant au travailleur, certes il ne gagne pas d’argent
mais cela lui permet de voyager à moindre coût (surtout dans un pays qui coûte
cher comme le Canada) puisque ses frais sont très réduits (il ne paye ni
l’hébergement ni les repas) et qu’il a du temps pour profiter et explorer la
région dans laquelle il travaille.
De plus, le volontariat permet de développer des compétences (techniques,
culinaires, linguistiques, etc…) et d’apprendre plein de trucs qui peuvent se
transformer en véritable valeur ajoutée sur un CV.
Et enfin, le volontariat est un bon moyen pour faire des rencontres au plus
proche des locaux.
Lors de notre voyage en Mongolie, nous avions déjà fait une semaine de
volontariat dans un centre de vacances pour enfants, une belle expérience
imprévue que nous avions vécue au hasard d’une annonce trouvée dans une auberge
de jeunesse.
Mais lorsque nous choisissons de faire du volontariat, il est plus facile
d’orienter ses recherches en passant par des sites internet recensant les
offres.
Pour cela il existe trois plateformes principales pour déposer une offre (pour
l’hôte) ou rechercher une expérience (pour le volontaire) :
- Wwoofing, qui est une communauté de gens passionnés par l’agriculture et
l’élevage biologique et durable, tout en respectant la nature. Donc là,
le travail consiste principalement à travailler dans une ferme. - HelpX qui rejoint un peu les mêmes idées que Wwoofing mais qui ne se
limite pas seulement aux fermes bio. Il y a également des offres pour
travailler dans des fermes non bio, dans des auberges de jeunesse, des
hôtels bed&breakfast, des ranch, etc…. - Workaway, que nous connaissons moins, ressemblerait beaucoup à la
plateforme HelpX.
[Canada – Celui qui voulait donner du sens à son voyage]
La durée de la mission de volontariat peut varier, allant d’une semaine à
plusieurs mois. C’est une entente entre l’hôte et le volontaire.
Allez, c’est décidé ! Nous allons tenter le volontariat ! 🙂
Quitte à ne pas gagner d’argent, autant que ce soit pour une activité que nous
choisissons de notre plein gré.
Et pour cela, nous décidons de tenter l’aventure avec le wwoofing, pour la
simple et bonne raison que nous sommes très sensible à l’agriculture biologique
et que nous aimerions en apprendre davantage sur le sujet.
[Canada – Celui qui voulait donner du sens à son voyage]
Le volontariat, notre nouvelle aventure canadienne ! 🙂