06 février
Avant de quitter Don Det et de prendre le bateau, le grand-père de la famille
qui nous a hébergé ces derniers jours accroche à nos poignets des bracelets en
tissu pour nous remercier et nous porter chance pour la suite de notre voyage.
Ce sont les larmes aux yeux (pour Jenni) que nous quittons cette famille qui a
été une très belle rencontre.
Nous prenons le bateau puis un minibus jusqu’au port de Champasak.
Là nous embarquons à nouveau dans une barque à moteur pour traverser la rive.
Impossible de négocier le bateau qui nous coûte assez cher (15 000 kips / 1,50€
/ personne) car le conducteur est le seul à proposer la traversée (pas de
concurrence) et les deux françaises qui nous accompagnent sortent l’argent
avant même de tenter une négociation.
Nous payons donc plein pot.
Arrivés à Champasak, les taxis collectifs proposent de nous amener dans le
centre ville pour un prix totalement incohérent.
Il nous propose 10 000 kips par personne pour parcourir seulement 2 km.
Merci mais non merci, on va plutôt marcher.
Finalement le chauffeur nous demande combien on veut payer la course. Slava lui
répond 2000 kips par personne et ça passe. Le chauffeur est d’accord et nous
amène jusqu’au centre ville.
Au premier coup d’œil, la ville ne nous plaît pas trop car les hébergements et
les restaurants semblent assez chers, mais Guigui et Slava nous trouvent deux
chambres négociées à 45 000 kips par couple au lieu de 50 000 (moins de 5€).
L’hôtel est chouette, les chambres le sont un peu moins…
[02 Champasak (01)]
[02 Champasak (02)]
On boit un coup dans un restaurant assez cher avec vue sur le Mékong et
réfléchissons à nos activités dans cette ville.
[02 Champasak (03)]
[02 Champasak (04)]
A part aller voir le Wat Phu, un ancien temple en ruines, il n’y a pas grand
chose à faire. C’est donc ce que nous ferons demain.
En soirée, nous trouvons une guesthouse aux chambres bien miteuses qui fait
aussi restaurant.
Là, nous mangeons en quantité et pour pas cher. Et en plus, c’est bon.
Soirée tranquille, on essaie de ne pas se coucher tard pour aller visiter le
temple de bonne heure.
07 février
Ce matin, on loue un vélo et on part vers 8h en direction du Wat Phu, situé à
8km de la ville.
Heureusement qu’on y va tôt car il fait très vite une chaleur écrasante.
L’entrée au temple nous coûte 30 000 kips par personne (moins de 3€).
Situé à la jonction de la plaine du Mékong et de la montagne sacrée du Phu
Phasak, le Wat Phu est un ancien sanctuaire khmer, souvent comparé aux
grandioses temples d’Angkor au Cambodge.
Nous empruntons la chaussée cérémonielle entourée de deux bassins quasiment à
sec à cette période.
[02 Champasak (05)]
[02 Champasak (06)]
[02 Champasak (07)]
De là, nous arrivons au niveau de deux pavillons rectangulaires qui auraient
été jadis des lieux de culte réservés à chaque sexe.
A notre gauche le pavillon des femmes et à notre droite le pavillon des hommes.
Entre nous, nous n’avons pas vu beaucoup de différences entre ces deux
bâtiments.
[02 Champasak (32)]
[02 Champasak (08)]
[02 Champasak (09)]
[02 Champasak (11)]
[02 Champasak (12)]
[02 Champasak (14)]
[02 Champasak (15)]
En revanche, nous reconnaissons le travail remarquable de restauration
qu’effectuent les ouvriers sur ces bâtiments qui tombent en ruines.
[02 Champasak (10)]
[02 Champasak (16)]
Nous poursuivons notre visite jusqu’au sanctuaire en grimpant un vieil escalier
escarpé, entourés par les frangipaniers, arbre national laotien.
[02 Champasak (17)]
[02 Champasak (19)]
[02 Champasak (18)]
[02 Champasak (13)]
[02 Champasak (20)]
[02 Champasak (24)]
[02 Champasak (22)]
[02 Champasak (21)]
[02 Champasak (23)]
[02 Champasak (25)]
Plus haut derrière le sanctuaire, nous pouvons admirer un rocher en forme de
crocodile, qui selon la légende aurait servi à des sacrifices humains, ainsi
qu’un éléphant de pierre.
[02 Champasak (26)]
[02 Champasak (27)]
Comme d’habitude, je me lasse rapidement de toutes ces vieilles pierres alors
je laisse Guigui prendre de belles photos (et il fait ça très bien) tandis que
je me fais deux nouveaux copains âgés d’environ 7 ans : une petite fille et un
petit garçon.
Je passe un bon quart à jouer avec eux. De temps en temps, le petit garçon me
réclame un stylo ou des bonbons. Je lui dis non et on continue à jouer dans la
bonne humeur. Il finit même par ne plus rien me demander.
Quand je m’aperçois que les copains et Guigui sont déjà plus loin, je prends
congés de mes nouveaux amis qui veulent absolument m’accompagner dans la balade.
Voilà que je me retrouve avec un enfant à chaque main.
En chemin, je croise l’une des françaises avec qui nous avons pris le bateau la
veille. Elle dit bonjour aux enfants et en deux secondes leur offre un stylo à
chacun.
Au fond de moi, je suis énervée et pense très fort que cette fille est vraiment
trop conne.
Je venais de passer un quart d’heure à jouer avec eux et à leur faire oublier
de réclamer des cadeaux aux touristes et elle a tout gâché en moins de trente
secondes.
Comme beaucoup de touristes, cette fille ne comprend pas qu’en offrant des
cadeaux, elle cautionne la mendicité. Ces enfants devraient être à l’école et
non sur un site touristique.
Toujours est-il que les enfants ne m’ont pas lâchée, ils ont pris les stylos et
ont continué la balade avec nous quelques instants.
[02 Champasak (28)]
[02 Champasak (29)]
[02 Champasak (30)]
[02 Champasak (31)]
Nous terminons par la visite du musée et continuons la balade à vélo jusqu’à un
autre temple plus récent aux fresques quelque peu décalées…
[02 Champasak (33)]
[02 Champasak (34)]
[02 Champasak (35)]
De retour en ville, nous nous reposons un peu à la chambre et étudions notre
prochaine étape : le plateau des Boloven à moto 🙂