17 avril : 10h
Objectif : Lübeck
Comme prévu Anita et Helmut nous déposent à une station service près de
Hambourg, sur la route qui mène au nord.
La station semble être fréquentée, il y a du monde qui passe.
Nous attendons quand même 45′ avant de trouver un chauffeur.
Encore un que Guigui travaillera au corps pour qu’il accepte de nous prendre.
Björn, notre chauffeur, rentre chez lui en Suède, donc il peut nous déposer
directement à Lübeck qui se trouve sur sa route.
Un seul chauffeur pour faire 65km, tant mieux ! En plus le chemin se fait très
rapidement : normal quand on fait des pointes à 180km/h… Vive les autoroutes
allemandes !!!
[bjorn]
Nous voici donc à Lübeck, il fait beau. Nous allons directement chez notre
hôte, originaire de Grèce, dont l’appartement est situé dans la vieille ville,
pour y déposer nos sacs.
En théorie, elle devait travailler et c’est son copain qui devait nous
accueillir.
Mais en vrai, quand nous sommes arrivés, vers 12h30, ils étaient
vraisemblablement en train de dormir.
Nous partageons avec eux leur petit déjeuner : une tarte aux épinards :-P, puis
nous partons flâner dans Lübeck.
[lubeck 01]
[lubeck 02]
[lubeck 03]
[lubeck 04]
De retour chez nos hôtes, le début de soirée est pauvre en échanges mais une
fois le repas partagé, les discussions se font plus naturellement.
Nous passons la nuit sur un matelas gonflable dans leur chambre, avec un chat
un tantinet excité, de la bonne musique et des restes d’un nuage de
Marie-Jeanne flottant dans l’air.
18 avril : 11h
Objectif : Stralsund – une journée de galère
Nous marchons 30′ pour atteindre un lieu normalement propice au stop : une
station service. Mais au bout de 45′ d’attente, nous essayons un autre endroit,
à 15′ à pieds d’où nous sommes.
Là il y a un arrêt de bus, normalement c’est pas trop mal car les voitures
peuvent s’y arrêter. Mais au bout de 10′, une dame nous fait comprendre (en
allemand) qu’on ferait mieux de continuer un peu plus loin car il y a plusieurs
routes qui se rejoignent.
Nous écoutons son conseil mais sûrement que cette dame n’a jamais fait de stop
de sa vie car il n’y a aucun endroit où les voitures peuvent s’arrêter et aucun
endroit où l’on puisse se mettre.
Nous essayons de trouver un meilleur endroit et nous marchons encore pendant
30′, en faisant face à un vent à écorner les boeufs.
Nous finissons par arriver à un petit rond-point juste avant l’entrée de
l’autoroute, où nous galérons 50′.
Un gentil moustachu allemand accepte de nous conduire sur 100km jusqu’à
Fuchsberg (un peu avant Rostock), dans une station service.
La galère continue…pendant 30′ avant qu’une gentille maman Dominik et sa
fille Josée veuillent bien nous emmener jusqu’à Greifswald, à encore 100km.
Elle nous dépose à la gare, d’où nous prendrons un train pour effectuer les 30
derniers kilomètres qui nous séparent de Stralsund.
Le train nous coûte 8€ chacun. C’est assez cher mais nous sommes vraiment
fatigués.
17h45 : nous voilà enfin arrivés à Stralsund. Nous ne savons pas où dormir.
Un Mcdo dans la gare, chouette ! On va pouvoir vérifier nos réponses de
couchsurfing.
C’est Sebastian, dit Basti, un étudiant de 24 ans, qui nous accueille au moins
pour cette nuit.
Nous faisons la connaissance de sa copine Stella, jeune chinoise venue étudier
en Allemagne.
Nous sommes vraiment fatigués mais Basti nous propose de nous faire visiter le
port, alors comment refuser ?
Nous le suivons. Il est d’ailleurs un très bon guide.
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Après le dîner, c’est reparti pour une visite nocturne de la vieille ville,
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suivie d’une bonne bière dans un pub et d’un bon jus d’ananas pour Jenni.
[stralsund 25]
19 avril : l’île de Rügen (1ère partie)
Nous payons un ticket à 26€ pour nous 2 qui nous permet de prendre les trains
de toute la région pendant une journée. Ce qui est plus avantageux que de
prendre les tickets à l’unité.
Nous commençons donc par nous rendre à Sassnitz, au nord-est de l’île.
De là nous prenons un bus à 7€80 pour 2, pour nous rendre à Königsstuhl et
observer ses falaises calcaires d’en bas (aller-retour –> deux fois 455
marches)
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[stralsund 06]
Puis d’en haut (seulement 80 marches pour atteindre le point de vue)
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[stralsund 09]
Puis, nous reprenons le bus jusqu’à la gare de Sassnitz, pour ensuite aller à
Binz par le train, à l’est de l’île.
Très belle plage, d’autant qu’hors saison il n’y a pas trop monde.
Mais à part la plage, nous n’avons pas noté grand chose digne d’intérêt. Ce
n’est qu’une cité balnéaire, un peu prout prout, comme on peut en trouver en
Normandie.
[stralsund 10]
[stralsund 11]
De retour à Stralsund, nous prospectons hôtels et auberges de jeunesse car
Basti n’est pas certain de pouvoir nous héberger une 2ème nuit à cause d’une
collocataire un peu récalcitrante.
Mais quand on lui dit que l’on a trouvé une auberge à 44€ la nuit pour nous 2,
il nous propose de rester une nuit de plus, à condition de rentrer en même
temps que lui, vers 22h, et qu’il expliquerait à sa colloc plus tard.
Nous acceptons en espérant ne pas lui créer de problèmes…
Il faut dire que sa collocataire n’a vraiment pas l’air commode (pas tibulaire
mais presque…) 😉
En effet à chaque fois qu’elle arrive dans la pièce où l’on se trouve, un
malaise se créé.
Nous en déduisons qu’elle n’aime pas trop les gens, et la vie en général.
20 avril : l’île de Rügen (2ème partie)
Aujourd’hui, nous commençons par le sud-est de l’île : le port de Lauterbach,
[stralsund 14]
puis nous longeons le bord de mer en traversant un charmant village avec des
maisons aux toits de chaume,
[stralsund 15]
[stralsund 16]
pour enfin remonter vers Putbus.
[stralsund 17]
[stralsund 18]
[stralsund 19]
[stralsund 20]
Nous avons vraiment beaucoup aimé cette partie de l’île.
Pour nous rendre de nouveau à Binz et voir son château, nous décidons de
prendre un petit train à vapeur, comme il y en avait jadis, ou naguère, on se
sait plus très bien.
[stralsund 21]
Très sympa la balade !
En revanche, un peu déçus par le château car il était en rénovation, et la vue
du haut de la colline n’était pas exceptionnelle.
[stralsund 23]
[stralsund 24]
Nous rentrons à Stralsund assez tôt car nous ne savons pas où nous dormons ce
soir.
Plusieurs options sont possible :
- à Stralsund, Stella nous propose de dormir dans la cuisine de sa cité
étudiante située à 20′ à pieds du centre ville, tandis que Basti se renseigne
auprès de son église.
En effet, en tant que bon chrétien, il souhaite nous venir en aide.
Ça pourrait être une expérience originale de dormir dans une église.
- ou alors profiter de notre ticket de train à la journée et aller jusqu’à
Neubrandenburg, 100km plus au sud en direction de Berlin, notre prochaine étape.
En vérifiant nos réponses couchsurfing, il s’avère qu’une femme, Sabrina, peut
nous héberger à Neubrandenburg. Elle peut nous recevoir qu’à partir de 20h,
après avoir dîner chez ses parents (oui les allemands mangent vraiment tôt, en
France on commencerait tout juste l’apéro).
Nous choisissons donc l’option n°2 qui nous rapproche de Berlin, et disons au
revoir à Basti et Stella, sur le toit de leur immeuble.
Superbe rencontre ! Un très gentil couple à qui nous souhaitons un tour
d’Europe riches en aventures et en rencontres.
[stralsund 27]
19h, nous voici dans le train pour Neubrandenburg.
Nous arrivons 1heure et demie après et toujours pas de nouvelles de notre hôte.
On ne sait pas où elle habite et nous n’avons pas ses coordonnées.
Nous cherchons une connexion Internet mais rien, pas même au Burger King.
Et c’est là que Guigui se rend compte que le message couchsurfing dans lequel
il lui confirmait notre arrivée pour 20h30 ainsi que son numéro de téléphone où
le joindre, n’a pas été envoyé.
Il est 21h, on n’a ni internet ni l’adresse de la nana, c’est la Mega loose !!!
L’employé du Burger King nous indique un cybercafé à 15′ à pieds donc on ne
traîne pas, on y va.
1€ les 20′ de connexion, on espère que ce sera suffisant pour relancer Sabrina.
La relance est faite et bien envoyée ce coup-ci. En attendant une réponse de sa
part, Guigui regarde la messagerie couchsurfing et voit qu’un mec nous a
répondu vers 20h (quand nous étions dans le train), que si nous n’avions pas
d’endroit où dormir, il était ok pour nous héberger.
Guigui lui envoie un mail sans perdre de temps et la mec appelle pour nous
indiquer son adresse.
Il est 22h et nous venons de trouver un hébergement, à 20 bonnes minutes à
pieds du cybercafé.
Merci Jochen !!!
Jochen a 30 ans, il est musicien et vit de sa passion. Il joue de la clarinette
dans l’orchestre de l’armée allemande mais aussi de l’orgue pour l’Église de la
ville.
D’ailleurs, il nous propose de venir assister aux répétitions de la messe le
lendemain matin, avec orchestre et chorale.
Nous acceptons volontiers.
Jochen est inscrit depuis seulement 2 semaines sur le site couchsurfing, et
nous sommes ses premiers couchsurfeurs.
Pour sa première expérience couchsurfing, il nous aura bien sauver d’une nuit
sous les ponts (bien qu’entre temps, Sabrina nous avait recontacté car elle
nous voulait pas aller se coucher sans être certaine qu’on ne dormait pas dans
la rue).
[neubrandenburg 01]
21 avril
Objectif : Berlin
Réveil matinal en ce dimanche car nous partons à 8h15 avec Jochen et
l’accompagnons jusqu’à l’Église, à 2km de chez lui, avec nos gros sacs.
Nous assistons aux répétitions de la messe pendant un peu plus d’1h.
Bien que non croyants, nous avons apprécié ce moment.
[neubrandenburg 02]
[neubrandenburg 03]
Nous n’assistons pas à la messe car il est déjà 10h passées et nous avons de la
route à faire.
[neubrandenburg 04]
[neubrandenburg 05]
Nous marchons vers le sud de la ville pendant 20′ et patientons 35′ avant notre
1er chauffeur : un homme aux allures de Didier Barbelivien, ne parlant que
allemand et polonais. Il tient malgré tout à nous faire la conversation.
Il nous dépose seulement 15km plus loin, vers Krickow, à un arrêt de bus au
milieu des champs.
Peu de voitures passent sur cette route mais nous n’attendons que 5′ avant
notre 2ème chauffeur du jour : Stefan et on suppose son petit-fils Bruno.
Lui aussi ne parle que allemand. Guigui retrouve vite son allemand perdu, tout
du moins les bases.
On fera 20km de plus. Là encore le type nous dépose encore plus au milieu de
nulle part, sur le bord d’une route en rase campagne.
Ça sent la galère à plein nez. Franchement il n’y a pas idée d’abandonner des
gens ici !
A croire que l’on doit faire pitié car là encore nous n’attendons pas plus de
5′ avant qu’Henry, notre 3ème et dernier conducteur de la journée ne nous
embarque dans sa camionnette, direction Berlin, à plus de 100km.
Trop cool !
Henry est un jeune étudiant qui revient d’un mariage bien arrosé et qui
retourne à Berlin pour sa semaine de cours.
Nous arrivons à destination vers 13h30, ce qui nous laisse « largement » le temps
de trouver un hôte pour les 3-4 nuits à venir. 🙂
Trouverons-nous un hébergement à Berlin ?
Sachant que nous sommes dimanche et que tout est fermé.
Vous le saurez dans le prochain article 😉