Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton

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Jour 82 : samedi 10/09/2016

Réveillés vers 8h ce matin, nous avons vraiment bien dormi. Si bien que nous
n’avons même pas entendu les deux jeunes hommes qui, vers 2h du matin, ont jeté
une bouée sur la tente de Peter, pourtant installée juste derrière notre
voiture.
Le pauvre ! Il dormait paisiblement quand ces deux jeunes délinquants trop
plein d’alcool sont venus secouer sa tente et l’insulter à base de “fuck you !
Fuck you !”.
C’est bien la première fois que nous avons écho d’une telle “agression” au
Canada.
Non seulement c’est étrange que nous n’ayons rien entendu (c’est dire à quel
point nous étions fatigués), mais après vérification de notre voiture suite à
cette nouvelle, tout semble en bon état.

Nous prenons sereinement notre petit-déjeuner face à la mer, confortablement
installés à notre table de pique-nique, quand un monsieur vient nous voir et
nous demande si nous avons passé la nuit ici.
Là, nous pensons tous les trois : “merde ! Il va nous faire une remarque comme
quoi on n’avait pas le droit de dormir là, etc…”.
Nous restons quelques secondes silencieux. Peter hésite à dire la vérité mais
finit par répondre par l’affirmative.
En fait, le type veut juste savoir si nous avons vu ou entendu quelque chose
cette nuit car le bâtiment de son oncle situé en contrebas, a été vandalisé
dans la nuit, et une bouteille de rhum a été volée.
Du coup, Peter lui raconte sa mésaventure nocturne car il y a de grandes
chances pour que ce soit les mêmes personnes.
Le type prend les infos et nous dit que la police, qui devrait arriver dans
moins d’une heure, aimerait sûrement enregistrer notre témoignage.

Une heure se passe, il est 11h et toujours pas de police, alors nous quittons
les lieux et nous rendons au centre d’accueil du parc national des Hautes
Terres du Cap-Breton afin de prendre toutes les informations nécessaires
concernant les randonnées, les douches et les endroits où passer la nuit.

Puis, nous attaquons notre première balade de la journée, une petite randonnée
de 800 mètres avec toutefois une montée abrupte pour arriver jusqu’au joli
point de vue sur la mer.

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]
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Nous enchaînons ensuite avec une deuxième balade autour du lac Freshwater, et
au retour, c’est baignade et toilette dans le lac (avec savon biologique
évidemment 😉) car ça fait deux ou trois jours que nous ne nous sommes pas
lavés.

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]
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Après cette baignade des plus rafraîchissantes (le lac ne s’appelle pas
Freshwater pour rien), nous séchons et nous reposons au soleil.

Et en fin d’après-midi, nous effectuons notre troisième et dernière balade de
la journée.
Le point de vue plongeant dans la mer est extraordinaire. Et pour nous y
rendre, nous passons par une jolie forêt peuplée d’arbres un peu mystiques.

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]
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Je me trouve un beau rocher sur lequel m’asseoir pour admirer pleinement la vue
et respirer à pleins poumons.
Perchée sur mon caillou, je savoure ce moment de zenitude.
De l’autre côté, j’aperçois Guigui qui a continué son chemin plus loin et
trouvé un autre endroit sympa où apprécier le paysage.

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Trois balades en une demi-journée, c’est bien suffisant.
Le soleil commence à se coucher, il est temps de trouver un lieu où manger et
passer la nuit.
Pas évident de trouver un endroit à la fois propice au camping en tente pour
Peter, et au stationnement relativement plat pour notre voiture.

Nous finissons par dénicher un endroit vraiment chouette, toujours en bord de
mer avec une petite plage de sable fin et une île sur laquelle Peter pourra
passer la nuit.
Il sera tranquille là-bas car il ne sera pas loin de nous, mais suffisamment
malgré tout pour que nous gardions chacun notre intimité.
Pour nous rendre en ce lieu plein de charme, nous devons traverser une route de
forêt, un peu inondée par endroit…

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Au souper, nous finissons les fameuses patates pelées en urgence au port de
Terre-Neuve. Elles ont un peu fermenté mais restent mangeable.
Ce ne sont pas les meilleures pommes de terre que nous ayons mangées, c’est
sûr, mais avec la salade, ça passe. Et puis, on dit NON au gaspillage.

Jour 83 : dimanche 11/09/2016

Aujourd’hui, nous continuons l’exploration du parc en effectuant la randonnée
nommée Franey, une boucle de 7,4 km en 2h de marche.
Une bonne montée au début, et une fois au sommet, une vue splendide sur
l’Atlantique et la vallée de la Rivière Clyburn.
Nous restons un moment au sommet, à profiter du sublime paysage qui nous
entoure.

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Puis, nous souhaitons enchaîner avec une deuxième balade autour du lac Warren.
Entre temps, il nous arrive une mésaventure, mais nous y reviendrons dans un
prochain article 😉.

Une fois au lac Warren, je suis prise d’un gros coup de fatigue que je
n’explique pas car j’ai pourtant passé une très bonne nuit.
Est-ce parce que le temps est gris aujourd’hui ? Guigui dit souvent que je
marche à l’énergie solaire…
Ou bien est-ce l’incident que je viens de vivre (et que nous raconterons plus
tard) qui me contrarie et me fatigue soudainement ?
Je n’ai pas la réponse mais je décide de rester me reposer en voiture pendant
que Guigui s’en va marcher autour du lac, Peter préférant également se reposer
et faire la sieste au bord de l’eau.

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De retour de sa promenade, il est déjà 17h alors nous déposons Peter à un
endroit stratégique pour faire du stop car notre mésaventure de début
d’après-midi nous oblige à nous séparer de lui pendant un jour.
Nous prenons la route pour la ville de Baddeck, située à 100 km et 2h de
trajet, afin de régler notre problème au plus vite…

Arrivés à Baddeck, l’ambiance du centre-ville nous rappelle un peu celle de
Tadoussac dans le sens où il n’y a quasiment que des restaurants. Ça fait un
peu Disneyland…
Dehors, le temps se gâte, le ciel est gris et brumeux. Personne dans les rues.
On se croirait un dimanche d’automne en France.
Nous nous installons sur le parking d’un supermarché pour la nuit, afin d’être
au plus près du lieu où nous devons urgemment nous rendre demain matin.

Jour 84 : lundi 12/09/2016

Une fois notre problème résolu, nous profitons d’être dans la ville de Baddeck
et à 50 mètres du musée Graham Bell pour le visiter.

Alexander Graham Bell à inventé le téléphone en 1876 et ce musée est consacrée
à sa vie et des différents travaux de recherche.
Un musée gratuit une fois de plus, grâce à notre Pass Parcs Canada 😉, et
intéressant car bien qu’il soit peu connu, il était quand même un grand
bonhomme, passionné par l’air, le son et l’eau.
Professeur de diction pour les malentendants (sa mère et sa femme étaient
sourdes), il a été à l’origine de pas mal d’inventions dont le téléphone mais
aussi du premier alphabet phonétique pour les sourds, du premier avion à avoir
volé au Canada, ou du premier hydroptère à avoir battu des records de vitesse.

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De belles expositions dans ce musée retraçant toute l’ingéniosité de ce grand
homme.
Et une citation de Monsieur Alexander Graham Bell nous touche tout
particulièrement car ses propos se vérifient clairement à notre époque :
“Les jours des documents manuscrits sont chose du passé. L’écriture appartient
au 19e siècle. Le 20e siècle ne laissera aucune place aux manuscrits.”

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]

Après avoir passé près de 2h dans le musée, nous faisons quelques courses pour
le déjeuner et reprenons la route en direction du parc national pour y
retrouver Peter et poursuivre notre exploration.

En chemin, nous nous arrêtons à l’Anse Green pour y voir un joli point de vue
rocheux sur l’océan.

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Puis, nous repassons au lac Freshwater nous laver et récupérons Peter plus haut
dans le parc, du côté de Cape North.

[Quelques points de vue en route…]
[Quelques points de vue en route…]
[Quelques points de vue en route…]

Quelques points de vue en route…

Peter en voiture, nous continuons jusqu’à Meat Cove, la pointe nord de l’île du
Cap-Breton.
Le seul camping installé sur la pointe étant trop élevé pour le service proposé
(30$ la nuit), nous nous installons en contrebas de celui-ci, sur le bord de la
plage et plus à l’abri du vent.

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L’endroit est vraiment sympa avec tous les cairns et totems posés sur les
galets, la rivière se jetant dans la mer.
Une fois de plus, nous ne regrettons pas d’avoir acheté cette voiture qui nous
offre la liberté de nous installer presque partout où l’on veut.

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Jour 85 : mardi 13/09/2016

Un super réveil ce matin sur le bord de la plage.
Nous prenons notre petit-déjeuner au bord de la mer, près des totems, avec le
soleil levant.
Un peu de vent mais au soleil, il fait vraiment bon.

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Et puisqu’il y a tout style de totems sur cette plage (des plus authentiques au
plus artistiques 😉), nous décidons nous aussi d’en construire un.
Et comme nous sommes trois voyageurs, nous le construisons avec une base de
trois piliers. Ce n’est pas la construction la plus simple à réaliser mais le
résultat n’est pas si mal.

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L’atelier Légo terminé, nous allons nous renseigner auprès du camping à propos
des randonnées à faire dans ce coin juste extraordinaire.
Peter était motivé pour effectuer un trek d’une cinquantaine de kilomètres en
autonomie mais visiblement le sentier n’est ni balisé ni emprunté depuis au
moins vingt ans, ce qui signifie être absolument équipé d’une boussole et ce
n’est pas son cas.
Du coup, il abandonne l’idée et se joint à nous pour entreprendre la boucle de
17-18 km qui mène au phare.
Selon la nana du camping, ça prendrait 6h à 6h30 de marche.
Mais bons randonneurs que nous sommes, nous effectuons la balade en 5h20
seulement, et avec de longues pauses ! 😉

La rando est vraiment chouette.
Nous commençons dans la forêt nous menant un peu plus loin dans une prairie.
Là, nous y voyons un vieux van des années 70, abandonné.
Peter et moi allons y faire un tour par curiosité. Guigui nous prend en photo,
jusque là tout va bien…

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Et puis, tout d’un coup, je vois Peter s’agiter et faire voler ses lunettes en
chassant la guêpe qui vient de le piquer dans la barbe.
Puis j’entends cette même guêpe bourdonner près de mon oreille.
Nous quittons tous les deux le van en courant (je prends la peine et le temps
de ramasser ses lunettes…), mais la guêpe nous poursuit jusqu’à me piquer et me
faire tomber radicalement à terre.
Guigui, qui nous prenait tranquillement en photo est assez surpris de nous voir
crier et fuir soudainement ce van, mais il se demande surtout pourquoi je me
roule par terre comme une folle !
S’en suit une bagarre sans relâche entre la guêpe et moi pour qu’elle me laisse
tranquille mais cette saloperie est tenace.
Pas tout à fait chaos, je me relève, prends mes jambes à mon cou et réussi à
lui échapper, mais pas sans mal !
Je sens comme une brûlure intense à l’oreille.
Guigui examine et habitué aux piqûres de guêpes dans le jardin de ses parents,
il me confirme qu’elle m’a bien eue.
J’ai l’oreille hyper rouge et gonflée.
Peter, mon camarade également rescapé, ressent aussi des brûlures au bras et au
menton.
Aussitôt nous appliquons notre camphre au mentol, magique contre les piqûres de
guêpe.
Après quelques minutes, je ne ressens plus de brûlure mais mon oreille reste
gonflée, rouge et très chaude.
Voilà ce qui arrive quand on est trop curieux. Qui s’y frotte s’y pique 😉.

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Nous poursuivons la randonnée en vérifiant de temps à autre l’évolution de la
piqûre.
Je n’en reviens pas qu’une guêpe m’ait mis chaos à terre ! Ma première piqûre
de guêpe à 32 ans, je m’en souviendrai !
Décidément, au Canada j’aurai eu mes premiers poux, ma première piqûre de
guêpe. Ce sera quoi la prochaine fois ? Ma première bagarre avec un ours ?

Après avoir marché en forêt, nous arrivons sur la côte qui dévoile l’un des
plus beaux paysages que nous ayons vu jusqu’à présent au Cap Breton.
Beaucoup de vent et une mer agitée laissant les vagues s’écraser sur les
rochers.

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Nous longeons la côte jusqu’à dénicher une petite crique à l’abri du vent. Un
endroit parfait pour une pause casse-croûte.

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Nous restons une bonne demi-heure posés sur ces rochers, moi à me reposer,
admirer les paysages et les garçons en train de jouer avec tout ce qu’ils
trouvent sur la plage, principalement des bâtons et des cailloux.

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Suite à cette agréable pause, nous continuons la rando le long de la côte et
sans savoir comment, nous perdons le chemin.
Pour le retrouver, il nous faut traverser des buissons, parfois hauts jusqu’à
ma hanche.

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Nous arrivons ensuite jusqu’au site du phare où le vent souffle très très fort
(encore plus qu’aux Tablelands à Terre-Neuve 😉), si fort que j’en perds mes
lunettes de soleil.
Les voyant s’envoler vers la falaise, je n’essaie même pas de leur courir après
pour les rattraper, le vent étant si puissant que je préfère ne pas prendre le
risque de tomber dans le vide. Je ne vais quand même pas mourir pour une paire
de lunettes…
Tant pis ! J’en rachèterai d’autres. Ça ne fera que ma deuxième paire depuis le
début du voyage.

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Après avoir affronté ces rafales de vent, nous continuons à nouveau dans la
forêt où règne tout d’un coup un calme absolu. C’est quand même plus reposant
de ne plus entendre le vent dans ses oreilles…

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De retour à la voiture, nous sommes vraiment contents d’avoir effectué cette
randonnée absolument magnifique.
Le vent ayant déposé pas mal de sel sur notre peau, nous nous sentons tout
collant et pouasseux alors pour 1$ les 10 minutes, nous prenons notre douche au
camping et quittons les lieux vers 17h30.

Nous redescendons vers le parc de l’île du Cap-Breton par la côte Est, en
direction de Pleasant Bay (la pointe Meat Cove où nous étions n’étant pas
intégrée au parc).
Nous faisons la route en musique en écoutant de grands classiques de la chanson
française : Jacques Brel et Edith Piaf.
Et sans nous mettre au courant de sa manigance, Peter filme ce moment où je
chante à tue-tête 😊.

En chemin, nous faisons une petite halte à Lone Shieling, un sentier de 800
mètres, traversant une forêt d’érables vieux de 350 ans et menant à une
ancienne hutte écossaise.

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Et puis nous arrivons à Pleasant Bay et trouvons une fois de plus, un super
endroit où passer la nuit, à côté de l’église du village.
Vue plongeante sur la mer, avec en prime un superbe coucher de soleil.
Chacun profite de cet instant magique, moi sur un rocher, les garçons plus en
hauteur.

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Jour 86 : mercredi 14/09/2016
Comme c’est stylé de prendre son petit-déjeuner face à la mer !

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Aujourd’hui, nous disons au revoir à Peter.
En effet, nos routes se séparent ici, à l’église de Pleasant Bay, nos projets
de destination et d’activité n’étant plus tout à fait les mêmes.
Nous avons beaucoup apprécié partager ce morceau de voyage avec Peter. Il a été
un bon compagnon de vadrouille, avec qui nous avons bien rigolé. C’était
vraiment sympa.

Avant de quitter le parc national du Cap-Breton, nous aimerions y effectuer
encore deux ou trois petites randonnées.
C’est pourquoi vers 10h30, nous prenons la route pour la côte ouest du parc.
Nous commençons vers 11h une première balade sur le sentier du ruisseau
Macintosh.
Une marche de 45 minutes sans trop de difficulté, qui mène à une jolie cascade,
les pieds quasiment dans l’eau pour l’observer.
Une petite mise en jambe pour bien commencer la journée.

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]
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Puis nous enchaînons avec une deuxième balade nommée Skyline, une marche
recommandée par notre guide du Routard.
Le sentier, très facile, peut se pratiquer en famille car le gros du dénivelé
de la balade se fait sur une passerelle en bois.
Une boucle de 9,2 km que nous effectuons tranquillement en 2h30 de marche en
prenant le temps de nous poser pour admirer les paysages.

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]
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Bien que la promenade soit agréable, elle est malheureusement trop empruntée
pour nous.
Beaucoup de monde sur le sentier, principalement des retraités en vacances.

En chemin vers le centre de visiteurs, nous apercevons une baleine échouée sur
la plage… :

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]
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De retour de la balade vers 15h, nous passons le reste de l’après-midi au
centre d’accueil du parc, à flâner sur internet.

Nous y faisons la connaissance de Bruno, un ardéchois également en PVT pour
deux ans et arrivé un mois avant nous.
Lui aussi voyage en mini-van qu’il a aménagé un peu comme le nôtre, à quelques
détails près.
Nous discutons beaucoup avec lui et passons même le souper et la soirée tous
les trois.
C’est toujours intéressant d’écouter les retours d’expériences des autres
voyageurs. Nous adorons ça !

Jour 87 : jeudi 15/09/2016

Malgré le bruit de la route, la nuit n’a pas été si mauvaise, si je mets de
côté la crise de paranoïa de Guigui.
Voici l’histoire.
Il est 4h30 du matin quand une grosse envie de faire pipi me réveille.
Je me lève, enjambe la glacière pour sortir de la voiture par l’avant dans le
seul but de ne pas réveiller Guigui ni de déclencher les warning car nous
sommes quand même stationnés en ville.
Je galère à enfiler mes tongues car il y a peu de place à l’avant de la voiture
pour bouger, et surtout, je suis complètement dans le pâté !
Bref, difficile de voir où je mets les pieds.
Et puis soudainement, Guigui m’attrape le bras sans faire de bruit.
Évidemment, je crie de frayeur car je ne m’y attendais vraiment pas.
Et lui qui me dit, sur un ton soulagé : “Ah ! Ce n’est que toi !”
Et moi, effrayée et en colère : “bah qui veux-tu que ce soit ?!!!”
Guigui : “j’ai cru que c’était un mec qui fouillait dans nos affaires…”.
Sacré Guigui va !
J’ai eu si peu que j’en ai versé une larme !
Je m’en vais pisser et à mon retour, chacun de nous ayant repris ses esprits,
nous rigolons de la scène qui vient de se produire :).

Après un petit-déjeuner tardif, nous attaquons une randonnée nommée
”L’acadien”, une boucle de 8 km, 2h15 de marche.

Pour atteindre le point de vue, il nous faut monter en douceur 345 mètres de
dénivelé, dans les bois, le long d’un ruisseau.

[Canada – Celui qui randonnait sur l’île du Cap-Breton]
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Là-haut, le vent est frais alors nous ne restons pas longtemps à contempler
cette jolie vue sur la vallée fluviale et le golfe du Saint-Laurent.

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Nous redescendons tranquillement avec la même vue tout du long et arrivons au
centre d’accueil vers 14h, où nous avons laissé notre voiture.
Nous déjeunons une petite salade puis allons nous doucher au camping situé
juste en face, ni vu ni connu je t’embrouille 😉.

Après avoir passé ensuite près de 2h à discuter avec Bruno que nous avons
retrouvé au centre de visiteurs, nous reprenons la route vers 18h, en direction
de la capitale de la Nouvelle-Écosse : Halifax.

Nous roulons pendant environ 1 heure et demie, et le soleil se couchant, nous
trouvons une place en bord de route pour passer la nuit.

Nous continuerons la route demain.

Notre séjour sur l’île du Cap-Breton se termine. Nous avons apprécié y
séjourner une semaine.

Notre seule déception reste qu’il n’y a pas de véritables randonnées sportives.
Les sentiers mis en place sont plutôt des promenades à effectuer en famille.

Ceci est d’autant plus dommage qu’il n’y a aucun sentier qui mène au sommet le
plus élevé du parc…

En conclusion, de beaux paysages, de belles balades mais il ne faut pas
s’attendre à de la grande randonnée.

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