Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean

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Jour 26 : samedi 16/07/2016

Après avoir plonger dans les années 20 à Val Jalbert, nous sommes retournés à
notre voiture automatique des années 2000 et avons roulé jusqu’à Saint Prime,
petit village de 2700 habitants, situé à 23km au nord de Val Jalbert, au bord
du lac Saint-Jean.

Le village est réputé notamment pour sa fromagerie Perron avec son cheddar fort
et sa plage municipale gratuite renommée pour son eau fraîche et propre.

Cette nuit nous avons dormi sur le parking de la maison des jeunes, sous les
conseils du gérant du camping situé juste en face, à qui nous avons refusé un
emplacement pour raison financière. Ils sont quand même cool les québécois 🙂.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
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Et nous ne regrettons pas notre choix car au réveil, la vue y est bien agréable.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

C’est donc face au lac Saint-Jean, sous le soleil et un beau ciel bleu que nous
prenons notre petit déjeuner pour bien commencer la journée.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

Puis vient le farniente. Une journée à la plage, à deux pas de notre voiture, à
nous baigner, bouquiner et écouter les discussions québécoises ici et là.

Pas toujours évident de tout comprendre… 🙂

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

Trois heures se passent et nous décidons d’aller faire un tour au centre du
village car sur la plage, le soleil commence à chauffer sérieusement.

Saint Prime c’est tout petit donc la balade est de courte durée.

Néanmoins, tout ce farniente nous creuse l’appétit alors vers 17h, nous prenons
place au restaurant-fromager Perron pour le souper.

Un bon burger au cheddar vieux de deux ans suivi d’un excellent cheesecake aux
bleuets.

L’un des meilleurs que j’ai mangé de toute ma vie. Je dirai même qu’il a
concurrencé celui de ma super copine Pam qui en fait déjà de si bons ! 😉

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

Jour 27 : dimanche 17/08/2016

Une seconde nuit à Saint Prime et un réveil à nouveau bien agréable face au lac.

Petit déj tranquilou (c’est les vacances), préparation du pique-nique de ce
midi et nous reprenons la route jusqu’à Dolbeau-Mistassini.

Au départ, nous n’avions pas prévu de rester à Dolbeau, mais seulement de s’y
arrêter pour racheter un peu de matériel pour le mini-van au Canadian Tire
(bouteilles de gaz par exemple) et trouver un endroit où nous doucher, car
c’était bien sympa le lac de Saint Prime mais nous ne nous pas lavés pendant
deux jours…

Du coup, nous nous arrêtons au bureau d’informations touristiques. Bien
souvent, ils connaissent les endroits où prendre une douche.

Et là, nous rencontrons un personnel formidable, débordant de gentillesse, qui
nous informe sur pas mal de lieux cool où dormir et sur plusieurs balades
sympas à effectuer aux alentours.

Bon bah du coup, nous restons et en fin d’après-midi, nous faisons la balade
située tout près du centre d’infos.

Une courte balade de …km bien agréable menant à de jolis points de vue sur le
confluent des rivières Mistassini et Mistassibi.

Avec un paysage comme celui-ci, c’est facile de prendre de jolies photos.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

Fin de journée et enfin nous prenons une bonne douche dans un camping du
village pour 5$ chacun.

Une fois tous propres, nous reprenons la route pour 27 km jusqu’à
Notre-Dame-de-Lorette, notre étape pour la nuit.

Là, c’est en plein milieu des bois que nous passons la nuit absolument tous
seuls avec aucun réseau téléphonique et pour seul confort des toilettes sèches.
On devrait bien dormir 🙂.

Avant de souper et nous installer, nous faisons une petite balade de 800 mètres
absolument atroce, autour de l’écluse. Le paysage pourrait être plaisant mais
le sentier qui y mène n’est quasiment pas défini, on s’enfonce dans la boue et
le pire c’est que partout il y a des moustiques et des petites mouches noires
piquantes !

Ce sont elles les plus terrible, ces mouches noires que les québécois appellent
aussi des bibittes.

Impossible de faire deux pas tranquilles sans quelles ne se jettent sur nous.
Elles veulent sucer notre sang, ce sont de véritables vampires.

Du coup nous n’apprécions pas tellement la balade et rentrons fissa à la
voiture où nous y restons enfermés toute la soirée car dehors, les bibittes
sont féroces et assoiffées de sang.

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Jour 28 : lundi 18/07/2016

Ce matin, nous nous réveillons de t très bonne heure, à 6h30 ! Pas étonnant
quand on se couche tôt la veille.

En tout cas, nous avons super bien dormi, au calme dans les bois.

Dehors, le temps est carrément dégueulasse. Il pleut beaucoup alors nous
traînons dans le mini-van.

Le ciel ne s’éclaircissant pas, nous retournons au bureau d’informations
touristiques de Dolbeau pour utiliser leur internet et essayer d’occuper notre
temps au mieux, en publiant un article sur le blog par exemple 😉.

En attendant que le ciel se découvre, nous sympathisons aussi avec l’équipe du
bureau d’informations et notamment Pier-Alexandre qui nous donne pas mal
d’infos sur la région, tant pour les activités à faire que pour du travail
éventuel (si jamais on décidait de s’installer dans le coin quelques mois…😉).

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

L’ambiance y est vraiment sympa et en plus j’aime beaucoup la décoration
philosophique des toilettes 🙂.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

En attendant que le ciel se découvre, nous patientons comme nous pouvons, donc
en goûtant quelques produits régionaux, comme le cheddar vieux de quatre ans
sur du bon pain aux céréales.

En fait, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le cheddar c’est plutôt
bon quand on le laisse vieillir un peu. Rien à voir avec la tranche de
plastique orange qui sert à garnir les burgers.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

Et puis, dans l’après midi, nous avons entendu des enfants demander
inlassablement à leurs mamans :

“Maman maman, j’veux une crème molle, j’veux une crème molle. Allez, j’veux une
crème molle maman…”.

Quand nous avons compris ce qu’était la crème molle (ni plus ni moins qu’une
glace à l’italienne), nous en avons aussitôt goûtée une aux parfums bien locaux
: érable et bleuets 😋.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
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Mais notre meilleur achat de la journée reste et restera cette boîte de bleuets
enrobés de chocolat noir, préparés par les fameux Pères Trappistes.

Un véritable régal pour les papilles 😋.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]

Mais qui sont les Pères Trappistes ?

Ce sont des moines de l’ordre cistercien connu en outre pour ses bières
trappistes, bières produites uniquement par des moines ou sous leur contrôle.

En 1892, trois moines trappistes de Notre-Dame-du-Lac, village situé sur la
rive est du Saint-Laurent, ont été appelés par le gouvernement québécois et les
évêques de Québec et Chicoutimi pour réaliser une mission de taille : celle
d’empêcher l’émigration canadienne-française de la région en colonisant le nord
du lac Saint-Jean.

Pour ce faire, ils ont entrepris un voyage de plus d’une semaine par train
jusqu’à Roberval puis à cheval jusqu’à Saint-Methode et enfin en canot jusqu’à
Notre-Dame-de-Mistassini, leur destination.

Une fois sur place, ils ont défriché, bâti leur monastère dans une ancienne
étable et au fil des mois organisé une communauté de près de 70 familles et 400
personnes en 1895.

Ils avaient l’essentiel des commodités : le magasin général, la poste,
l’église, etc…

Depuis 1939, les Pères Trappistes de Dolbeau-Mistassini produisent un chocolat
dont la renommée a toujours continué de grandir.

Aujourd’hui, les Pères trappistes se concentrent sur deux principales activités
: la fabrication de chocolats et l’accueil des personnes qui souhaitent
séjourner dans leur monastère, notamment pour une retraite spirituelle.

Personnellement, nous sommes plus branchés chocolats que religion, d’autant que
leurs friandises n’ont pas d’égal 😋.

Pour en revenir à notre gourmande journée de glandouille, la météo n’étant pas
meilleure au fil des heures, elle est même pire puisqu’il tombe une averse
assez violente et bruyante pendant à peine 3 minutes, nous abandonnons l’idée
de faire notre deuxième balade dans le coin et reprenons la route jusqu’au parc
national de la Pointe Taillon, qui contrairement à ce que l’on croit, ne fait
pas partie des parcs nationaux des Parcs Canada dans lesquels nous pouvons
rentrer gratuitement grâce au Pass que les allemands nous ont donné quand nous
avons acheté la voiture.

Et non ! En réalité, si l’on souhaite avoir des entrées illimitées dans tous
les parcs nationaux du Québec, il faut acheter le Pass Parcs Québec de
l’organisme Sepaq.

Ils sont quand même forts ces québécois et surtout très attachés à leur
identité québécoise, car au lieu d’appeler leurs parcs des Parcs régionaux ou
provinciaux (après tout, le Québec est une province du Canada), ils appellent
leurs parcs des Parcs Nationaux (sous-entendu que le Québec est une nation
séparée du Canada, ce qui n’est pas le cas).

Du coup, comme nous souhaitons séjourner plusieurs jours dans différents parcs
nationaux du Québec, nous achèterons le Pass annuel qui coûte certes
76$/personne (52€) mais qui est rentabilisé au bout de 9 entrées (à 8,50$
l’entrée journalière, ça peut aller vite).

En chemin, nous nous arrêtons quelques minutes au charmant village de Sainte
Jeanne d’Arc pour prendre quelques photos.

[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
[Canada : Celui qui se promenait autour du lac Saint Jean]
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Et puis nous arrivons un peu tard au parc national de la Pointe Taillon, donc
nous stationnons sur le parking de l’entrée secondaire du parc pour la nuit.

Une fois de plus, nous sommes seuls entourés de forêts, et avec comme unique
confort, la toilette sèche.

C’est une nouvelle nuit au calme qui nous attend, et c’est tant mieux car
demain, on fait une grande randonnée 🙂.

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