Plongée en Asie du Sud-Est : quel matériel emporter plutôt que louer
Le bon arbitrage n’est pas le même pour chaque pièce
Partir plonger en Asie du Sud-Est avec tout son matériel est possible, mais cela mange une part considérable du bagage d’un voyage au long cours. À l’inverse, tout louer expose à du matériel fatigué et mal ajusté. L’arbitrage utile se fait pièce par pièce, selon trois questions : est-ce que le confort dépend de l’ajustement, est-ce que la sécurité en dépend, et combien cela pèse.
Ce qui vaut vraiment la peine d’être emporté
- Le masque. C’est la pièce la plus rentable du sac. Un masque qui fuit gâche chaque plongée, et l’ajustement dépend entièrement de la forme du visage. Il pèse peu, il prend peu de place, et il se teste en magasin avant de partir. À emporter sans hésiter, avec une sangle de rechange.
- L’ordinateur de plongée. C’est un équipement de sécurité qu’on a intérêt à connaître. Le vôtre affiche les informations là où vous les cherchez, garde l’historique de vos plongées, et ne risque pas d’être un modèle inconnu dont vous découvrez les menus à dix mètres. Si un seul investissement doit être fait, c’est celui-là.
- Les palmes, selon le format. Des palmes de voyage courtes se glissent dans un sac ; des palmes longues de chasse, non. Pour de la plongée loisir, les modèles de location font généralement l’affaire, mais les chaussons de néoprène personnels évitent les ampoules et les infections.
- Le tuba, si vous faites du snorkeling, qui est souvent la moitié du plaisir dans cette région.
Ce qui se loue bien sur place
- Les blocs et le lestage, évidemment : personne ne voyage avec.
- La combinaison. L’eau est chaude, et les centres disposent de combinaisons fines adaptées. Une combinaison personnelle est volumineuse, longue à sécher, et finit par sentir dans un sac fermé. À réserver à ceux qui plongent très souvent.
- Le gilet stabilisateur. Volumineux et lourd, c’est la pièce la plus coûteuse à transporter, et les modèles de location récents conviennent parfaitement à de la plongée loisir.
- Le détendeur, pour la plupart des voyageurs. Un détendeur personnel se justifie si vous plongez beaucoup, si vous tenez à un matériel dont vous connaissez l’entretien, et si vous acceptez son poids. Dans ce cas, il part en bagage cabine et pas en soute.
Les accessoires de sécurité qu’on oublie
Ce sont les pièces les plus légères du sac, et les plus utiles le jour où le courant se lève.
- Un parachute de palier avec son dévidoir. Dans une région où les plongées dérivantes sont courantes et les bateaux nombreux, c’est ce qui permet d’être vu en remontant.
- Un sifflet ou un avertisseur sonore fixé au gilet.
- Une petite lampe, utile sous les surplombs et dans les épaves, même en plongée de jour.
- Un miroir de signalisation, qui ne pèse rien.
La logistique du sac
- Ce qui ne se remplace pas voyage en cabine : ordinateur, masque, détendeur le cas échéant. Une soute perdue au milieu d’un voyage de plusieurs mois ne se compense pas facilement.
- Un sac à filet pour transporter et rincer le matériel humide, et un sac étanche pour l’isoler du reste des affaires.
- Rincer à l’eau douce systématiquement, et sécher complètement avant de ranger. Le sel et l’humidité tropicale abîment plus vite que l’usage.
Deux points à régler avant de partir
Ils ne tiennent pas de place dans le sac mais comptent plus que le matériel.
- L’assurance. Vérifier que votre contrat couvre la plongée, et à quelle profondeur. Beaucoup d’assurances voyage classiques excluent l’activité ou la limitent, et les frais de prise en charge en cas d’accident de décompression sont considérables. Si ce n’est pas couvert, une assurance spécifique existe.
- Le certificat et le carnet. Emporter ses niveaux et son carnet de plongée, en version papier et en photo sur le téléphone, évite des discussions à chaque nouveau centre.
Le choix du centre compte plus que le choix du matériel
Un bon centre avec du matériel de location bien entretenu vaut mieux qu’un équipement personnel dans une structure approximative. Les indices qui rassurent : des blocs dont la date d’épreuve est lisible, des détendeurs en bon état, des groupes de taille raisonnable, et des encadrants qui posent des questions sur votre niveau et votre dernière plongée avant de vous mettre à l’eau.
Le matériel personnel, dans cette région, sert surtout à retrouver du confort et des repères. Le reste, les centres le fournissent, et c’est sur leur sérieux qu’il faut porter l’attention.